
Je ne peux pas dire que le confinement actuel pour endiguer l’épidémie de coronavirus slash COVID-19 slash SARS-CoV-2 change des masses mon quotidien, je passais déjà 95% de mon temps confiné avant et ce sera pareil après. Joies de l’autisme, de l’hypervigilance et de l’hypersensibilité au bruit qui transforment le moindre pas dans le monde extérieur en aventure anxiogène…
Ironie du sort, je me retrouve à devoir sortir plus souvent que d’habitude pour assurer le ravitaillement de ma chère et tendre, qui est handicapée et se retrouve en confinement absolu, vu qu’en plus de son autisme elle a les bronches en mode dame aux camélias. Si elle se retrouve infectée, ses chances de survie tournent autour de zéro en étant optimiste. Bref, pour toute la durée de l’épidémie, ma copine est comme ma CB : sans contact. Je largue les courses sur son paillasson, on se parle au téléphone chacun d’un côté de la vitre de sa fenêtre (ô Roméo, mon Roméo…) en mode parloir de prison. Avec mon dos tatoué, c’est le revival Prison Break.




