Chroniques de livres, avis, critique, analyse, avec une bonne dose d’humour par-dessus. Les romans de littérature de genre (fantasy, fantastique, science-fiction, polar) se taillent la part du lion, mais j’aime aussi varier les plaisirs, les genres (Japon, histoire, politique, romance, jeunesse, vieux classiques), les formats (nouvelle, essai, BD, jeu de rôle).
Magic : l’Assemblée T.2 La forêt des murmures T.3 Les chaînes brisées Clayton Emery Fleuve Noir
Après L’arène, un premier tome tout ce qu’il y a d’exécrable, la série de romans située dans l’univers de Magic: The Gathering allait-elle redresser la barre ? Non. Pire, elle s’enfonce.
Je me rappelle Donjons & Dragons dans mes jeunes années au collège, au lycée, en prépa, en fac… Dragonlance et son univers tout à base de dragons… Ravenloft et son ambiance gothique pleine de brumes et de vampires… Dark Sun, le sable, le soleil, la chaleur, le mélange de fantasy et de post-apo… Les Royaumes Oubliés… Ouais, bon, ce dernier décor de campagne présentait comme particularité de n’en avoir aucune.
Magic: The Gathering (Magic : l’Assemblée en VF) a fait date dans l’histoire du jeu dès sa sortie en 1993. Les cartes se vendaient par pleines palettes, le pognon coulait à flots dans les fouilles de Wizards of the Coast, qui n’est pas, comme son nom le laisse supposer, magicien mais éditeur. WotC aurait pu s’en contenter, sauf que voilà, y a un truc avec les gens qui croulent sous le fric : ils n’en ont jamais assez alors même qu’ils ne savent pas quoi faire de celui qu’ils ont déjà. Or donc, les produits dérivés ont eu tôt fait d’apparaître sur le marché, entre autres des romans sous licence lancés à partir de l’année 1994 aux USA et arrivés en France deux ans plus tard, vu qu’on a toujours dans l’Hexagone un temps de retard à l’allumage. Joueur de Magic à l’époque, j’ai acheté les trois premiers sur les dix parus chez Fleuve Noir avant d’arrêter le tir, parce qu’il faut bien avouer que c’est de la grosse daube.
… et c’est dans ces moments-là qu’on comprend pourquoi la maxime dit que le silence est d’or. Les clébards auraient mieux fait de la fermer pour le peu qu’ils ont à raconter.
Kiff a le mérite d’être une des séries les plus économiques du marché. Certains me diront qu’à 17 balles le tome, je dois être très, très riche ou très, très mauvais en calcul pour trouver la tétralogie abordable. À quoi je répondrai que si vous me coupez la parole avant que j’aie terminé mon raisonnement, on va pas en sortir.