TIE Fighter & Y-Wing Lego

Cette boîte existe sous trois numéros :
– 7150, la version d’origine sortie en 1999 quand Lego s’est lancé dans la gamme Star Wars (la même année que la sortie au ciné de La menace fantôme, “comme par hasard”)
– 7152, réédition random en 2002, année de sortie de L’attaque des clones, film sans le moindre rapport avec le contenu de cette boîte Lego
– 7262, réédition de 2004 estampillée Star Wars Original Trilogy Edition à l’occasion de la sortie en DVD des épisodes IV, V et VI.
Je possède la version 7150. Ce qui n’a aucune espèce d’intérêt en soi. Il me reste les vaisseaux et les figurines, la boîte et les instructions ayant été balancées depuis belle lurette.
On ne peut pas dire qu’elle soit collector au vu des prix sur Bricklink (40-80€). Après, on peut aussi la trouver à 800 balles sur eBay, mais bon, c’est eBay… Et puis qu’elle soit collector ou pas, est-ce que ça un intérêt ? Non plus. Par contre, il y a une histoire particulière entre cette boîte et bibi… dont je ne suis pas sûr qu’elle ait davantage d’intérêt pour vous, mais elle en a pour moi.

Y-Wing Tie Fighter Dark Vador Lego Star Wars 7150 7152 7262

Or donc, la review de la boîte elle-même, ça va aller vite. Je l’ai reçue en 1999 comme cadeau d’anniversaire pour mes 23 ans. Montée à l’époque, jamais démontée depuis, autant dire que mes souvenirs d’expérience de montage, y en a plus, évanouis dans les limbes du temps.
En regardant les engins, à vue de pif, ça ne devait pas être bien compliqué ni über palpitant comme beaucoup de machines Star Wars basées sur la symétrie (et ces deux vaisseaux relèvent du cas d’école) et la répétition des phases de construction (les deux ailes du TIE, les deux réacteurs du Y-Wing).
Les deux machines sont costaudes et supportent très bien la manipulation sans partir en morceaux, donc rien à redire niveau jouabilité. Elles ressemblent à leurs modèles avec un bon degré de fidélité et promettent un affrontement tout ce qu’il y a de déséquilibré en faveur de l’Empire. Un chasseur contre un bombardier sans couverture, on a vu ce que ça donnait pendant la Seconde Guerre mondiale…
Une bonne boîte au final, avec étonnamment peu de pièces (400) au regard des standards actuels (le TIE impérial 75300 sorti en 2021 en compte plus à lui tout seul). C’était encore l’époque où Lego faisait beaucoup avec peu, sans la pléthore de petites briques qui viennent gonfler le nombre de pièces et par contrecoup le prix. Après, c’était pas non plus le même niveau de finition qu’aujourd’hui, merci les petites pièces, quand même.
À noter que je n’ai pris aucun soin des deux vaisseaux pendant une quinzaine d’années, exposés à la poussière, à la clope, au soleil, aux émanations graisseuses de cuisine (joie des logements une pièce type studio) et jamais nettoyés sur la période concernée. Et ils sont en parfait état ! Même les briques blanches sont à peine jaunies. Un miracle (que je pense dû à la graisse de cuisson qui a formé une couche protectrice sur laquelle tout est venu se coller… pour mieux dégager le jour où je les ai nettoyés).

TIE Fighter Y-Wing Lego Star Wars 7150 7152 7262

Pourquoi je parle de cette boîte alors qu’au fond je n’ai pas grand-chose à dire à son sujet ?
D’abord, parce que j’aime brasser du vent et que l’art de parler pour ne rien dire, comme toute compétence, doit être entretenu pour ne pas s’émousser (et là je peux vous dire qu’il est affûté bien comme il faut).
Ensuite, parce que cette boîte a une place à part dans mon parcours Lego.
Si je retrace vite fait l’historique, j’ai commencé tout petit, à 4 ans (je suis de 1976, j’ai eu l’Idea Book Legoland 6000 sorti en 1980, le calcul est vite fait). Avec mon frangin, on a accumulé une belle collection éclectique à base de Lego City (Town à l’époque), Espace (surtout Classic), Castle (nos préférés) et Pirates (nos autres préférés), plus quelques trucs épisodiques d’autres gammes. On a tout revendu en 1995 ou 1996. On ne jouait plus avec parce qu’on était “grands” et parce qu’on n’était plus chez nos parents, partis à la fac loin, et fallait du pognon pour financer les bouquins pour les études dans ladite fac. Je m’y suis remis dans le courant des années 2010.
Pour celles et ceux qui ne sont pas familiers du vocabulaire des AFOL (donc ça, déjà, c’est Adult Fan Of Lego), la période comprise entre le moment où tu arrêtes les Lego (en général la fin de l’enfance) et le moment où tu reprends (en général la quarantaine quand vient le temps de la nostalgie parce que tu te rends compte que tu es plus prêt de la fin que du début – memento mori), on appelle ça le dark age, l’âge sombre pour les non-anglicistes. Sauf que moi, je l’ai pas du tout vécu comme tel. Alors oui, quand j’ai repris, je me suis dit “mince, si j’avais su, je les aurais gardés” et point. Pas de quoi en faire une maladie ni regretter plus que ça. Peut-être un plus de regrets pour les Castle et les Pirates que j’aimais vraiment beaucoup, mais on s’en remet, c’est pas si remettre la main dessus était impossible. On est au XXIe siècle, on a Internet, la vente en ligne, des bases de données qui répertorient tous les modèles et toutes les briques, un accès à des stocks de pièces du monde entier, c’est pas bien compliqué de se refaire une collec’ et pour un coût pas délirant (enfin pas trop).

‘Fin bref, cette boîte de 1999 est donc arrivée pendant mon dark age qui n’en était pas un. Pas tant pour le côté Lego dont je n’avais plus rien à battre à l’époque que parce que j’adorais et adore toujours la trilogie originelle de Star Wars et le personnage de Dark Vador. Du moment qu’il y avait Darkie, j’étais content. Ça aurait aussi bien pu être du Playmobil, c’était pareil.
Et puis un jour, j’ai replongé. Ces deux vaisseaux, c’est tout ce que j’avais, autant dire deux fois rien, et sur cette pierre j’ai commencé à rebâtir mon église…

Collection Lego Fred Un K à part

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