Hollywood Buvard (11) Action

Attention, chérie, ça ne va pas que couper, ça va aussi mitrailler, exploser, bastonner et déglinguer à tout de bras, pour le meilleur et pour le pire.

Affiche film Violent Night Tommy Wirkola 2022

Violent night
Tommy Wirkola (2022)

Puisqu’on est en décembre, autant être un peu dans le thème avec un film de Noël. Bon, Violent night se regarde sans laisser un souvenir impérissable, à la limite un petit goût de pas fini, ce qui ne surprendra personne quand on voit qui est derrière le machin. Tommy Wirkola à la réalisation, Josh Miller et Patrick Casey au scénario, 87North Productions à la prod, fallait pas s’attendre à des miracles.
Si le film avait su ce qu’il voulait être et était allé au bout de sa folie, on aurait eu quelque chose d’aussi bourrin que fendard. Là, on oscille entre film de Noël, action, horreur, comédie, parodie, jusqu’à une scène gênante vers la fin, tout en pathos, cliché et émotion forcée, qui ne dépareillerait dans un Disney. Prisonnier de ses influences, Violent night se veut un mélange de Piège de cristal et Maman, j’ai raté l’avion, qu’il va jusqu’à citer carrément des fois que le spectateur soit trop con pour s’en rendre compte. Pêle-mêle, on trouve aussi des allusions à 58 minutes pour vivre, Fargo, Rambo, Christmas Story, Super Noël, Bad Santa… Le seul élément qui sorte un peu du lot – le père Noël est un ancien guerrier Viking – ne sera pas développé et on ne saura donc pas comment ni pourquoi il est passé d’une identité à l’autre.
Fun à regarder quand même, mais faute d’aller au bout de son délire, il se contente de recycler les références sans trouver sa propre voie et termine dans la catégorie “dommage, parce que ça aurait pu être tellement meilleur à deux fois rien”.

Affiche film Jack Reacher Never Go Back Edward Zwick Tom Cruise 2016

Jack Reacher: Never Go Back
Edward Zwick (2016)

Jack Reacher, premier du nom, ne révolutionnait en rien le genre et nous montrait un Tom Cruise égal à lui-même, donc aux commandes d’un personnage qui excelle en tout : enquêteur hors pair, tireur d’élite, invincible à la castagne… Restait une enquête qui se laissait suivre pour aboutir à un film pas déplaisant mais pas renversant non plus.
La suite est à chier. Pas un élément qui ne soit téléphoné, pas une scène qui ne soit prévisible.

Affiche film L'effaceur Chuck Russell Arnold Schwarzenegger 1996

L’effaceur
Chuck Russell (1996)

L’effaceur n’était déjà pas terrible à la fin du siècle dernier, il n’a pas bonifié avec le temps. N’importe lequel de Stallone ou Schwarzenegger aurait pu occuper le rôle titre vu que c’est le genre de scénar simpliste et bourrin taillé pour eux. Là, c’est Arnold qui s’y colle. Rien de bien folichon côté intrigue, personnages, ambiance. Comme tout ce qui implique de la technologie de pointe, ça se périme très vite. Pour le reste, L’effaceur est en retard de cinq ou dix ans, à essayer d’être dans l’esprit des films d’action des années 80, à la grande époque des Sly et Schwarzie. Sauf qu’on est en 1996. Crise économique, chômage de masse, récession sont passés par là et la jeunesse qui a porté le groupe Nirvana au firmament ne se fait aucune illusion sur son absence d’avenir. Donc arriver après tout ça en essayant d’afficher une décontraction anachronique, c’était la foirade assurée. Le cœur n’y est plus et on le sent bien, en témoignent le calibrage du cahier charges qui pue le réchauffé et les punchlines plus affligeantes les unes que les autres.

Affiche film Panic room David Fincher Jodie Foster 2002

Panic Room
David Fincher (2002)

Le film est surtout sauvé par sa mise en scène. Le reste… On croise tous les ingrédients classiques : l’héroïne qui ne s’en laisse pas conter, un méchant barjot, un méchant sentimental, la fille malade et ses médicaments à récupérer, les incohérences (la claustrophobie à géométrie variable de Jodie Foster, l’intervention finale des flics à qui on a pourtant dit que tout allait bien). Ça fonctionne mais sans casser trois pattes à un canard.

Hollywood Buvard, l’intégrale :
– épisode 1 : polars
– épisode 2 : morts-vivants
– épisode 3 : action
– épisode 4 : monstres
– épisode 5 : fourre-tout
– épisode 6 : super-héros
– épisode 7 : Asie
– épisode 8 : film noir
– épisode 9 : pan, pan !
– épisode 10 : thrillers
– épisode 11 : vous venez de le lire, je ne crois pas utile de mettre un lien qui vous mènera là où vous êtes déjà.

Publié le Catégories Chroniques ciné

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