Coup de projecteur : Tiphaine Croville

Tiphaine Crovile Game of Thrones montage Un K à part unkapart

Tiphaine Croville… Son nom revient souvent en ces lieux… un peu comme celui de Sophie Jomain qui a fait l’objet du précédent portrait d’auteur.
Mêmes causes, mêmes effets, j’ai donc décidé de mettre aussi un coup de projecteur sur Tiphaine. Le projo en folie fait encore des siennes ! Peut-être qu’un jour j’investirai dans une boule à facettes et rebaptiserai le blog Un spot à part, mais on n’en est pas là.
Pour le moment, revenons sur la destinée de miss Pégase dans un portrait minutieux, dont chaque information a été vérifiée avec la plus grande rigueur scientifique avant validation par le Haut Conseil des Lutins.

Figurines Lego Zira Dobby Gollum Tiphaine Batgirl
Le Haut Conseil des Lutins : Zira, Dobby, Gollum, Tiphaine C. et Batgirl.

Tiphaine Croville
Portrait de la dame à la licorne

Dans une interview pour le blog, Tiphaine disait être “née le 21 septembre 1991 dans le 92”. Mea culpa, j’aurais dû vérifier la véracité des informations avant de relayer son propos. Cette version officielle destinée à dissimuler au public les secrets de ce monde s’est révélée fausse de bout en bout. En vérité, Tiphaine a vu le jour à Shamballa, qui ne se situe pas dans les Hauts-de-Seine mais dans les entrailles de l’Agartha. Ceci explique que son premier roman (en réalité une autobiographie romancée) se déroule dans la Terre creuse et s’inspire de l’environnement dans lequel elle a grandi.
“Dernière arrivée dans une famille de quatre filles” (dixit sa bio officielle), Tiphaine baigne très tôt dans le milieu littéraire. En effet, elle et ses sœurs inspireront à Louisa May Alcott son roman Les quatre filles du docteur March. La bambinette servira aussi de modèle à George Martin pour le personnage d’Arya Stark, ainsi qu’à Tolkien pour Gollum et à J. K. Rowling pour Dobby.

Tiphaine Croville Azkaban prison Have you seen this wizard par Un K à part unkapart

Tout autant sujette à caution que son lieu de naissance, la date. 1991, c’était bien tenté, mais l’astuce ne trompe personne, ma petite dame, les preuves sont là ! On trouvera la plus évidente au Musée national du Moyen Âge sis en l’hôtel de Cluny : la tenture de La Dame à la licorne. Ce qui ramène le chiffre à 1491 pour la venue au monde de mamie Tiphaine.
À l’époque, John Photo n’avait pas encore inventé le procédé qui porte son nom. Pour fixer des portraits, il fallait recourir à la peinture ou à la tapisserie pour un résultat identique à la future photographie mais avec un temps de pose beaucoup plus long.
Lasse de faire tapisserie, Tiphaine rêve à d’autres aventures. Elle quitte le métier sur un retentissant “adonc j’estois gavée avec vostre cousette” et troque la corne pour les ailes en se lançant dans la quête du mythique pégase. Cette épopée servira de base à l’écriture de Phitanie quelques années plus tard.

Tiphaine Croville La dame à la licorne Halliennales
Photo authentique de la dame à la licorne prise en l’an 1519 et attribuée à Fred de Vinci, cousin du fameux Léonard.

Après avoir un temps envisagé une carrière de reine barbare (voir photo en tête d’article), Tiphaine renonce à s’asseoir sur le Trône de Fer, dissuadée par le taux de mortalité chez les détenteurs du titre comme chez les prétendants. Certaines rumeurs lui attribuent plusieurs décès suspects parmi les concurrents à la course au trône, mais je me garderai de toute affirmation sur le sujet pour éviter qu’il ne m’arrive un “accident”.
Les frimas de Westeros laissent place au soleil californien. Nous retrouvons la damoiselle à Hollywood, en plein casting pour un petit film indépendant qui rencontrera un succès d’estime sur les écrans, Star Wars. Un choix logique quand on a des étoiles plein la tête. Son bout d’essai en princesse Leia ne convainc pas les producteurs, qui tiquent sur sa taille, soi-disant trop grande pour incarner le personnage. Carrie Fisher est choisie à sa place, tandis que Tiphaine hérite du rôle de Dark Vador et moi de sa perruque.

Dark Tiphaine Leia Vador
Rejoins le côté chevelu de la Force sous la férule de Dark Cro et de l’ordre Tiph !

De retour dans ses pénates – le 92 ou le pays des fées selon les versions – après cette épopée américaine, le temps est venu de ranger les jeux d’enfants et la collection de poupées (paraît-il pour jouer, en réalité pour de sombres pratiques de sorcellerie vaudoue). Il faut trouver une nouvelle activité pour canaliser son énergie débordante. Tiphaine hésite… Sera-t-elle dresseuse de cheval, vétérinaire ou wonderwoman ? Devant l’infini champ des possibles, la meilleure solution lui semble de prendre un peu de tout. Elle opte pour un cursus lettres et communication à l’université de Sorbonne-Poudlard, remporte le championnat du monde de grimaces organisé à Siyaduvan Tuva Restecomsa (en Inde, dans la province du Galettistan), devient grande prêtresse de la secte des Authentiques Mangeurs de Tarte aux Fraises et revêt le costume de Batgirl. Enfin, elle se lance dans l’écriture d’une trilogie de fantasy intitulée Phitanie.

Tarte aux fraises Lego Zira pégase Héloïne Gollum Tiphaine Croville

Une auteure à part

Tiphaine me tomba dessus il y a trois ans. Passé simple de rigueur, en mémoire du vouvoiement protocolaire que nous employâmes en cette époque reculée, bien avant la décontraction des dédicaces en pyjama licorne aux Halliennales. L’art des extrêmes…
Tel un David Vincent de la blogosphère, cela a commencé par une invitation à la découverte de son premier roman. Cela a commencé en passant à deux doigts de ne jamais avoir lieu, parce que young adult et j’ai passé l’âge, parce que trilogie annoncée et j’avais été refroidi par des sagas interminables, réductibles à un seul volume en virant le bavardage et les longueurs. Par chance, je ne suis pas Roy Thinnes et j’ai trouvé, sans croiser de soucoupe volante, le raccourci vers un extrait de Phitanie sur le site des éditions Rebelle.
C’est donc à coups de “vous”, de tartes aux fraises dans une bio rigolote et de premières pages en accès libre que je me suis retrouvé embarqué dans la lecture de L’autre monde, rêvé en son temps par Téléphone.
La lecture de bien des premières œuvres m’a poussé à allumer des brassées de cierges en priant que ce soit la dernière. Là, c’est tout l’inverse. Phitanie m’a surpris par son excellente tenue, son imaginaire, la construction de son univers, son rythme narratif et, surtout, ses choix d’écriture. La seule présence de ces choix sort la trilogie de la fantasy formatée, ils témoignent d’un travail d’auteur avec de la vraie écriture dedans. À la différence de moults scribouillards quelconques, j’ai senti dans la plume de Tiphaine de l’intérêt, ainsi que des perspectives pour la suite de ses travaux.

Auteure prometteuse mais pas que ! Si Tiphaine a atterri parmi les invités du stand du blog aux dernières Halliennales, c’est aussi pour sa bonne humeur et sa capacité à alterner festival de grimaces, propos sérieux, joyeux délires, mots réconfortants et marques de confiance. Ce portrait resterait incomplet s’il n’évoquait sa qualité première : la gentillesse. Un cœur d’or d’un mètre cinquante-deux !

Tiphaine Croville Zira Heloine Lego trilogie Phitanie

Bibliographie

Interviews

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Bisou Tiphaine ! (Photo Valérie/Onirik)

Sauf mention contraire, le matériau iconographique de cet article est issu des ateliers Un K à part. Merci de citer la source si vous les repostez à droite, à gauche ou dans n’importe quelle direction.

2 réflexions sur « Coup de projecteur : Tiphaine Croville »

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