Carnet de bord Atrebatia 2019

Affiche Atrebatia escales imaginaires 2019 Arras

La semaine dernière, j’avais annoncé une virée à Arras pour le festival Atrebatia, Escales imaginaires. Je n’ai qu’une parole, je m’y suis donc rendu en grandes pompes (rangers taille 45, malheur aux inconscients qui me croisent en tongs).
Accrochez-vous à vos bretelles, voici le récit de l’épopée ! Une chanson de geste qui ferait passer Roland pour un touriste !

Atrebatia 2019 Un K à part Alexandre le Grand pégase

La sortie était prévue de longue date. Depuis les dernières Halliennales, rien que ça ! J’ai eu le temps de planifier et organiser l’odyssée, de cuisiner, de me raser, de me couper les ongles des pieds et de remettre la main sur mon costume qui ferait un malheur pour un #22yearschallenge. Déjà à l’époque, j’étais un rigolo…
On passera sur la scène d’anthologie chez mes parents et la tronche de mon paternel quand j’ai hurlé : “Maman, je ne trouve pas ma robe, tu l’as rangée où ?”
Des préparatifs avec le sérieux que l’on me connaît, donc.

Préparatifs Atrebatia 2019 Un K à part
J’anime les goûters d’anniversaire, les mariages et les foires à la saucisse. Me contacter si intéressé.

Samedi soir, je règle mon réveil sur “demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne”.
Dimanche, je me lève à l’heure dite, ce qui n’a rien d’un formidable coup de théâtre, vu que c’est le principe d’un réveil.
Certains auteurs aiment bien remplir leurs chapitres avec le rien de la vie quotidienne pour gratter des signes et gonfler le volume de leurs romans. Perso, je ne suis pas sûr que le détail de mes ablutions, jeux de trône et trempette de tartines dans le café emporte les lecteurs d’extase.
Ellipse narrative, donc.
S’agirait pas d’oublier un truc important, vérification de mes affaires pour la cent quarante-quatrième fois depuis la veille :
– maman (c’est elle qui conduit) ;
– carte bleue, chéquier, liquide pour les achats (manque plus que l’eau de feu pour le troc) ;
– appareil photo pour la séquence souvenir ;
– costume (robe, ceinture, mitaines, accessoires) ;
– une surprise (mais si je dis quoi, ce n’est plus une surprise, et de toute façon, ce qui se dit à Atrebatia reste à Atrebatia) ;
– boîte à gateaux + deux cuillères à café + dessert maison, à savoir deux tartelettes aux fraises (ramener mes pâtisseries dans les festivals de l’imaginaire est une tradition ancestrale initiée lors des Halliennales 2018).

Tartelette maison fraise
Partir à la cueillette des fraises pendant les gelées de février… Comme quoi, on peut avoir 150 de QI et zéro sens commun.

Tout est paré, en route pour l’aventure !
On grimpe dans la K-mobile. Ouverture des fenêtres en grand. Tel Jean-Claude Vandamme, ma mère fout le contact. J’envoie la musique.

Et voilà la Twingo maternelle pleine de lapins en peluche lancée à 40 à l’heure dans le quartier au son des Walkyries ! Coppola peut remballer ses hélicos, on a la classe, nous.
À notre façon.

Trajet sans encombre jusqu’à Arras. On trouve à se garer pas loin du beffroi. C’est de bon augure.
Je me change. Pour l’occasion, j’ai choisi un costume festif : la Mort. Moitié parce qu’on ne se refait pas, moitié parce qu’il s’agit de mon personnage préféré dans Les Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett. Un comique. À sa façon aussi.
Je fais sensation dans les rues : une vieille m’insulte. Je suis venu pour m’amuser, j’ai l’humeur joviale, je la laisse donc en vie. Ma bonté me perdra… Je la gratifie quand même d’un “on se reverra bientôt”, sourire de psychopathe en prime, parce que bon. C’est cadeau, mamie.

Arrivée au beffroi, très bon accueil. Des costumes partout ! Cadre magnifique ! Stands superbes ! On en prend plein les yeux ! Et plein les oreilles aussi, parce qu’il y a de l’animation de bon matin. Cornemuse et tambour d’Acus Vacuum, ça réveille !
Direct dans l’ambiance !
Ce sera comme ça toute la journée, il y a énormément de choses à voir et à découvrir, et de gens à rencontrer et avec qui discuter (sachant que ma classe de personnage est “Asocial level 1000” et que ma compétence “contacts humains” tourne à 10%, pour que je me retrouve à parler avec des inconnu(e)s au détour d’une allée, ça dit tout en termes d’ambiance décontractée).
Une virée magique et enchanteresse dans un monde à part (et sur ce blog, les trucs à part, on adore ça).

Tout le monde déambule dans les allées en mode maraîcher avec la patate, la pêche et la banane. Ma mère s’est même retrouvée embarquée par une trollette à danser au son de la cornemuse ! Scène d’anthologie spotted.
Maman s’est aussi fait tirer le portrait en version trolle. Lilou, si tu passes dans le coin, sache que ma mère a beaucoup apprécié votre rencontre. Ton œuvre est déjà encadrée et accrochée en bonne place à la maison, c’est dire si elle a adoré.

Qui dit festival, salon, gala, autre (précisez, vous avez quatre heures) dit retrouvailles. J’ai pris grand plaisir à revoir le duo de la bonne humeur, Adeline Dias et Tiphaine Croville, ainsi que la plus gentille de toutes les punkettes, Morgane Caussarieu.
Comme à chaque fois, des échanges intéressants et rigolos, des vannes, des fous rires, des moments inoubliables et des photos pleines de grimaces. Je profite de l’occasion pour annoncer mon coming out : j’ai rejoint la secte des grimaces. Voilà, c’est dit. Une invocation “wololo wololo” à la Age of Empires et Tiphaine m’a converti… Quand il s’agit de faire le clown, j’avoue, j’ai zéro volonté de résister à la tentation. On s’est tous bien marré, c’était le but, what else? comme dirait George Nespresso.
Au rang des absents, Anthelme Hauchecorne, coincé à la dernière minute dans un vortex spatio-temporel (en langue vernaculaire, ça signifie qu’il était malade). J’avais prévu de lui tenir la jambe – au sens figuré – un long moment, mais on se rattrapera une autre fois.
Parmi les nouvelles rencontres, on citera Stefan Platteau, qui m’a emmené sur Le sentier des astres. Un moment que j’entends parler de lui, une bonne occasion de découvrir son univers.

Meilleur moment de la journée pour moi, la séance “bagarre et gastronomie” (c’est un concept). Tiphaine m’a cassé la figure (aïe !), je l’ai tuée (oups…), mais tout est bien qui finit bien autour d’un dessert fruité (miam !). Rien que de très normal. Instants magiques dans une journée magique.
Merci beaucoup pour la rigolade et le partage gourmand. Bon prince, je te laisserai me tuer aux prochaines Halliennales. Chacun son tour.

Atrebatia, festival du tonnerre, avec une identité bien à lui, riche et festive. Très belle découverte pour ma part, j’en suis reparti conquis, avec d’excellents souvenirs plein la musette. C’était une super journée ! I’ll be back, comme dirait Arnold, à l’année prochaine !

3 réflexions sur « Carnet de bord Atrebatia 2019 »

  1. Pas pissé une goutte entre le moment où je suis parti de chez moi et celui où je suis rentré. J’organise des séminaires sur la rétention. 😀
    Cette bagarre était exceptionnelle ! Fred Norris versus Tiphaine Van Damme ! 😀

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