Chair à canon – Jean-Michel Calvez

Chair à canon
Jean-Michel Calvez
Lune écarlate

Si je vous dis “une poignée de Russes grenouillant dans un char en pleine guerre d’Afghanistan”, vous me répondez ?… La Bête de Guerre de Kevin Reynolds. Bonne réponse et bon film.
Côté bouquins sur le sujet, voici, avec Chair à canon, le premier volet du triptyque consacré aux éditions Lune Ecarlate comme je l’avais annoncé ici.
Direction l’Afghanistan des années 80 !

Couverture Chair à canon Jean-Michel Calvez
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Les Disparus de l’A16 – Maxime Gillio

Les Disparus de l’A16
Maxime Gillio
Ravet-Anceau, J’ai lu, France Loisirs

Couverture Les Disparus de l'A16 Maxime Gillio Ravet Anceau
Première édition (2009). Du temps où le nom de Valmain était mentionné… Depuis, Gillio a tiré la couverture à lui, sans doute pour camoufler ses chemises improbables.

Aujourd’hui, je peux l’avouer : Virginia Valmain m’a dépucelé de Gillio.
Des livres et des auteurs qui ont marqué mon parcours de lecteur, j’en compte un paquet. Des qui ont pesé, pour lesquels on peut parler d’un avant et d’un après, moins déjà. Céline of course, que je cite à tout bout de champ, Stephen King, Philip K. Dick, Lovecraft, Tolkien, Mishima, Pratchett, Dard, Machiavel, Glen Cook, Frank Herbert, Pinguet, Moorcock, Colize, Bordage… Et Gillio.
J’aime ce mec, voilà, c’est dit. Je veux me marier avec lui quand je serai grand.
Je suis tombé dedans le jour où un pote m’a offert la première édition des Disparus de l’A16. Depuis je carbure au régime Gillio, un autre genre d’ascèse.
Il écrit bougrement bien, l’enfoiré. Et se paie le luxe de faire du Gillio même quand il change de registre ou de genre. Si la tanche en maths que je suis devais n’en conseiller que deux : Manhattan Carnage, La Fracture de Coxyde et Batignolles Rhapsody (auxquels s’ajoutera bientôt Rouge armé, mais c’est une autre histoire).
Et Les Disparus de l’A16 là-dedans ? Oh, celui-là, je ne vous le conseille pas, je vous l’ordonne !

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Quand la nuit devient jour – Sophie Jomain

Quand la nuit devient jour
Sophie Jomain
Pygmalion

J’avais promis à Jomain une chronique de Quand la nuit devient jour… Moi et ma grande gueule… C’t’idée de gland, je vous jure ! Il aurait mieux valu que je me pète une guibole… Ah ! on me la copiera, la mère Jomain, son talent d’écrivain et tout le tralala !… J’ai chié des ronds de chapeau sur cette critique, je vous raconte pas ! Ou si, tiens.
Bon… On inspire, on se détend. Et comme dit la pub, en route pour l’aventure !

Couverture Quand la nuit devient jour Sophie Jomain
Ceci n’est pas une pipe ni un SP.
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Nos ancêtres gaulois

Les Gaulois et autres faddaises sont dans la plaine.
Les Gaulois sont dans la plaine.

Nicolas le Petit, ex-Président de la République, nous offre ces jours-ci une formidable leçon d’Histoire : “Dès que vous devenez français, vos ancêtres sont gaulois. J’aime la France, j’apprends l’histoire de France, je vis comme un Français, doit se dire celui qui devient français.”
Consternant de bêtise. De la connerie en branche.
L’Histoire de France, il n’a pas dû l’apprendre, lui, ou alors dans un manuel de 1880.
D’autres s’en chargent déjà, je m’épargne et vous épargne la longue diatribe sur le bonhomme en particulier ou la classe politique en général. Chaque fois qu’ils l’ouvrent sur la chose historique, y a une ânerie à la clé. Inculture effarante pour un pays aussi alphabétisé et scolarisé… tentation d’un roman national plein de grosses ficelles que même à Hollywood on n’en voudrait pas… interprétations délirantes, glorifications douteuses, silences sur les petites ou grosses saletés du cursus françois… propos qu’on qualifierait volontiers de révisionnistes en mauvaise part dans la bouche d’historiens…
Je crois qu’il faut tout simplement laisser la parole aux historiens dans ce domaine, puisque c’est le leur… et aussi parce que certains d’entre eux portent une part de responsabilité dans ces histoires gauloises.
Ce que je vais faire de ce pas.

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La Lettre de Dunkerque – Ludovic Bertin

La Lettre de Dunkerque
Ludovic Bertin
Ravet-Anceau

Couverture La lettre de Dunkerque Ludovic Bertin
“Cheveux mi-longs, rouflaquettes fournies, larges montures aux verres fumés, chemise colorée et jean pattes d’éléphant, il dénotait parmi ces clones encostumés, en était conscient et, d’une certaine manière, fier.”

Paru en 2012 chez Ravet-Anceau, La Lettre de Dunkerque est un polar où il est question de Dunkerque (on l’aura deviné), de 1976, de peine de mort et d’erreur judiciaire.
A sa sortie, l’auteur m’avait demandé un retour de lecture et frétillait de trouille dans son slip. Je le cite : “j’en tremble d’avance”. A quoi, j’avais répondu, en grand maniaque luchinien de la citation, “tu trembles, carcasse, blablabli blablabla”.
En pleine séance spéléo dans mes archives épistolaires, je suis retombé sur notre correspondance de l’époque. La fiche de lecture originale comptait 6 pages A4 bien tassées – j’écris petit –, j’en livre ici une version expurgée des digressions dont je suis coutumier ainsi que des spoils sur l’intrigue et son dénouement (mademoiselle Rose-clé anglaise-salle à manger).
Avec l’aimable autorisation de l’auteur, vu qu’il s’agissait à la base d’un échange privé, manière d’éviter les embrouilles…

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