Mon fonds de commerce, les chroniques de livres. Prévoyez du temps de lecture, j’aime les longs formats qui permettent d’entrer dans le détail d’une œuvre et en explorer toutes les facettes (intrigue, narration, style, personnages, univers, intentions de l’auteur…).
… et c’est dans ces moments-là qu’on comprend pourquoi la maxime dit que le silence est d’or. Les clébards auraient mieux fait de la fermer pour le peu qu’ils ont à raconter.
Kiff a le mérite d’être une des séries les plus économiques du marché. Certains me diront qu’à 17 balles le tome, je dois être très, très riche ou très, très mauvais en calcul pour trouver la tétralogie abordable. À quoi je répondrai que si vous me coupez la parole avant que j’aie terminé mon raisonnement, on va pas en sortir.
Né en 1432 ou 1433 selon les sources, celui qui allait devenir l’abbé des Hessaimes voulait dans sa prime jeunesse devenir dompteur de lions, porté qu’il était sur les fouets et les crinières. Peu enchantés à cette idée, ses parents l’orientèrent très tôt vers une carrière ecclésiastique, seul débouché accessible à leur second rejeton, son frère aîné étant destiné à récupérer le domaine de cette famille de petite noblesse picarde. Au scriptorium de l’abbaye, il se découvre une passion pour le dessin et commence à mettre en scène la vie des moines sous forme de petites vignettes accompagnées de textes : la bande dessinée était née. Un avancement rapide le catapulte à la tête de l’abbaye, où il entreprend de réformer la règle en y introduisant du fouet à foison, parce qu’on revient toujours à ses premières amours. Esprit en avance sur son temps, il invente entre deux prières le martinet, le bâillon-boule et les pinces à tétons, ce qui ne sera pas trop du goût de l’Église, qui aime bien la pénitence mais pas trop la gaudriole. L’abbé des Hessaimes finit brûlé vif pour avoir un peu trop tiré sur la corde. Par chance, certains de ses plus fervents disciples parviendront à échapper à l’Inquisition et, entrés dans la clandestinité, formeront de nouveaux adeptes pour transmettre les enseignements de leur défunt abbé, dont l’héritage perdurera ainsi jusqu’à nos jours.
La flèche noire Robert Louis Stevenson Éditions de l’Érable
Pour La flèche noire, Stevenson ne s’est pas trop cassé la tête. Il a pris l’histoire de Robin des Bois a changé les noms, les lieux et la période, et en route pour l’aventure.
Peindre les Space Marines Adrian Wood Games Workshop
How to paint Space Marines sort en 2004. Si vous êtes allergique à la langue de Shakespeare, rassurez-vous, le bouquin n’est pas rédigé en anglais élisabéthain mais en anglais moderne. Il existe aussi en français sous le titre Peindre les Space Marines ou Comment peindre les Space Marines selon les éditions.