Le sous-marin des ténèbres

Le sous-marin des ténèbres
(Robert McCammon)

Le soleil des Caraïbes, l’île de Coquina avec son nom de super-héroïne classée X, du vaudou, des zombis nazis, un titre avec “des ténèbres” dedans… on dirait des critères de recherche sur Nanarland.

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“Lorsque la peur s’installe, il n’y a plus d’espoir. Insidieuse, elle envahit le cerveau, conduit le regard à travers des corridors suintant la terreur, taraude les sens avec cette impression qu’une présence inconnue, menaçante se cache.”

J’ai lu trois bouquins de McCammon. L’heure du loup, un bon roman de loup-garou. Soif de sang, une histoire de vampires qui devait être très moyenne, puisque je n’en ai aucun souvenir, fait rarissime dans mon parcours de lecteur. Enfin, ce Sous-marin des ténèbres, paru en 1980 aux Stèïts d’Amérique, sorti en France en 1999 et débarqué dans ma bibliothèque il y a deux ans.

Ce roman illustre le principe des forces contraires : plus le sous-marin remontait des abysses marins, plus je sombrais dans un abîme d’ennui. Peut-être suscita-t-il l’épouvante à sa sortie… j’avais quatre ans, qu’est-ce que j’en sais… Aujourd’hui, sa lecture guérit les insomnies.
La couverture et la quatrième ne laissent aucun doute sur le contenu : de l’épouvante avec des zombies nazis. Même constat que pour 90% des films d’horreur, on sait ce qu’on vient y chercher, on sait d’avance ce qu’il y a dedans. Pourquoi, dans ce cas, passer 20 minutes de film ou 90 pages en exposition inutile et ratée ? Longueur, longueur, longueur en attendant que la situation parte en vrille et que l’histoire démarre enfin.
Ajoutez un personnage principal charismatique comme un Flanby… des seconds couteaux translucides… un équipage entier de zombies qu’on ne voit presque jamais… à peine une ou deux scènes gore… zéro de tension… un final en mode Moby Dick du pauvre…
Le sous-marin des ténèbres, bouquin aussi intéressant qu’un film avec des zombis nazis. Je les ai tous vus – j’admets, c’est pointu comme niche – pas un pour rattraper l’autre. Au moins, à l’écran, les nanars ont le mérite d’être drôles.
Y a rien à sauver. Merci d’être passé, au suivant.

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