Codex Ultramarines (Warhammer 40,000 V2) – Rick Priestley & Jervis Johnson

Codex Ultramarines V2
Rick Priestley & Jervis Johnson

Games Workshop

Codex Ultramarines 40K V2

S’ils incarnent aujourd’hui la faction phare de la franchise Warhammer 40K, les Ultramarines m’ont toujours barbé et ce depuis le début.
Censément inspirés des armées romaines, faudra attendre les sorties de figurines des années 2020 pour que cette filiation commence à être visible avec quelques plumets et ptéryges. Sinon, il s’agit du chapitre le plus orthodoxe parmi tous les Space Marines, on ne peut plus dans les clous du Codex Astartes, donc ennuyeux, parce que lisse. Les Blood Angels ont la rage noire, les Space Wolves ont un look de Vikings, les White Scars ont (ou en tout cas sont censés avoir) des spécifités de gameplay issues de leur inspiration des cavaliers mongols, les Dark Angels ont la Deathwing, les Ultramarines ont pour seuls traits caractéristiques d’être psychorigides du Codex et bleus. Super…
À l’époque de la V2, leur primarque était mort et c’était très bien comme ça. Par la suite, GW le ressuscitera pour pouvoir vendre sa figurine – à 57,50€ le bonhomme quand même – et cette faction qui se contentait de m’ennuyer en est venue à me filer de l’urticaire. Le perso le plus nase de tout 40K. Il est parfait en tout et n’importe quel auteur ou scénariste te le dira : un personnage parfait est chiant à crever, parce que sans relief. Il peut tout faire, il sait tout, rien ne l’arrête, y a pas d’histoire à raconter.
Là-dessus, ajoute encore la couche promo de Games qui met tellement en avant le chapitre depuis quelques années qu’il faudrait rebaptiser le jeu Ultramarines 40,000. Non seulement, il n’y en a que pour eux, mais en plus cette omniprésence se fait au détriment des autres factions, toutes ravalées au rang de figurants. Quand tout le monde jouera Schtroumpfs de l’espace, je sens que ça va être compliqué d’organiser des parties…

Bref, premier codex dédié aux fils de Roboute Guilliman (même son nom, quoi, l’homme-chatouille), et premier codex tout court de la V2, il doit poser des bases et on a donc, au-delà des Ultramarines, un certain nombre de généralités valables pour les autres chapitres. En fait, quand on y regarde de près, le bouquin ressemble plus à un codex pour les Space Marines en général. Mis à part la première partie d’une douzaine de pages consacrées à l’histoire des Ultramarines, tout ce qui suit est valable pour n’importe quel chapitre, officiel ou fait maison. Jusqu’à la galerie de figurines, qui comporte carrément des troupes d’une douzaine d’autres chapitres, ainsi qu’une page complète dédiée aux Imperial Fists et une autre à la mystérieuse Légion des Damnés.
L’intérêt d’avoir choisi un chapitre sans saveur particulière faisait (et fait toujours) de ce codex un excellent outil pour développer son propre chapitre. Toutes les bases sont là, suffit de changer le nom, la couleur et l’emblème, et roulez jeunesse !

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