Codex Angels of Death (Warhammer 40,000 V2) – Rick Priestley & Jervis Johnson

Codex Angels of Death V2
Rick Priestley & Jervis Johnson

Games Workshop

Codex Angels of Death Warhammer 40000 V2

Considéré comme le meilleur codex de la V2 de Warhammer 40,000, Angels of Death couvre deux chapitres de Space Marines : les Blood Angels et les Dark Angels. Quand on l’ouvre aujourd’hui, on se dit que le bouquin a pris un méchant coup de vieux. Tout en noir et blanc, excepté l’encart central dédié aux figurines, parce qu’imprimer en couleur coûtait très cher à l’époque, on est loin des standards actuels avec leur feu d’artifice chromatique, leurs bidules décoratifs sur le pourtour des pages, leurs images en filigrane à l’arrière-plan du texte et leur mise en page chiadée. Là, le machin ressemble à un truc bricolé dans un garage avec une polycopieuse. Après, on n’avait pas en cette époque lointaine les outils dont on dispose maintenant en matière d’informatique, traitement de texte, PAO, tout le toutim. Et Games n’avait pas non plus les moyens de maintenant, beaucoup de choses restaient très artisanales.
Et pourtant…
Il se dégage de ce vieux codex et de tout un tas d’autres des V2 et V3 quelque chose que je n’ai retrouvé dans ceux de la V10 : une ambiance. C’est sûr qu’ils sont jolis, les codex actuels, mais lisses. Les illustrations récentes sont certes parfaites sur un plan technique, rien à redire là-dessus, sauf que la plupart ne dégagent rien, on ne sent pas d’ampleur épique, de malaise, de désespoir, de démesure, cette espèce de patte futuristico-gothique-punk qui parvenait à mêler à l’atmosphère sombre un soupçon de dérision. Le texte, itou, qui est devenu très pompeux et ampoulé, suffit de compter le nombre d’épithètes dans les codex contemporains. Note pour les rédacteurs : multiplier les adjectifs grandiloquents ne donne pas un texte épique, juste un style lourd (voir risible quand on atteint des summums de too much).
Même vieillots, tous les vieux codex méritent encore le coup d’œil. Pour cette ambiance, surtout. Pour les éléments de lore aussi, parce qu’on trouve çà et là certaines de ces antiquités à pas cher sur les sites de ventes d’occasion, donc si vous vous intéressez à l’univers du 41ème millénaire et que vous êtes fan du papier, il y a des infos à piocher sans se ruiner (qu’on trouve par ailleurs gratos dans n’importe quel wiki sur le sujet).

Dans celui-ci, on démarre avec quelques généralités rapides sur les Space Marines (qui ils sont, le Codex Astartes, l’Hérésie d’Horus).
Ensuite, pour chacun des deux chapitres concernés, un historique condensé.
Puis, passage en revue des différentes unités et des véhicules qu’on peut aligner.
L’encart peinture qui suit est un vrai fourre-tout, où se mêlent schémas de couleur, insignes, bannières, organisation des chapitres, chapitres successeurs, photos des escouades… Il y a autant à lire qu’à regarder dans cette section.
La dernière partie couvre trois listes d’armées : une pour le tronc commun aux deux chapitres, une propre aux Blood Angels, l’autre aux Dark Angels, le tout avec les fiches techniques des unités, véhicules et personnages spéciaux. Vu que l’essentiel du contenu de ces listes d’armées est constitué de règles d’unités, il n’a plus grand intérêt aujourd’hui, hormis quelques petits bouts de lore à piocher sur les fiches des persos nommés.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *