Lara Croft, Tomb Raider : Le berceau de la vie – Dave Stern

Lara Croft m’avait valu dans ma jeunesse des émois turgescents devant les pyramides – pas celles d’Égypte, je parle de sa poitrine polyédrique dans le premier opus du jeu vidéo. Après m’être remis de mes émotions et avoir changé de caleçon, je me suis inscrit à ses cours d’archéologie. Mon diplôme de pilleur de tombes en poche, je l’ai interviewée sur ce blog à propos de l’Eldorado.
Il ressort des toutes ces aventures mises bout à bout que l’accorte donzelle fait partie de ces personnalités qui ont marqué ma vie (et mes draps) d’une empreinte ineffaçable. On en dira autant de la bien-nommée Angelina Jolie qui a incarné à l’écran et à deux reprises la plus célèbre archéologue.
Or donc, ceci posé, en route pour le berceau de l’avis sur le roman tiré du second film.

Lara Croft, Tomb Raider : Le berceau de la vie
Dave Stern

J’ai Lu

Lara Croft Tomb Raider Le Berceau de la Vie Angelina Jolie DVD livre figurine
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Cuits à point – Élodie Serrano

Cuits à point
Élodie Serrano

ActuSF

Aujourd’hui, on va parler d’un cas à part – c’est dans le ton sur ce blog au nom évocateur – puisque Cuits à point aura droit à deux chroniques en une. Mon moi d’il y a une bonne trentaine d’années l’a trouvé très fun et mon moi de maintenant très bof. Entre les deux, mes goûts de lecture n’ont pas changé mais les attentes, si. Beaucoup.

Couverture Cuits à point Elodie Serrano ActuSF Bad Wolf
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Critiques express (31) Cul en vrac

Disclaimer interdit moins de 18 ans

Je profite des frimas hivernaux pour bouquiner sous la couette la tonne de BD qui traîne dans un carton depuis cinq ou six ans.
En langage BCBG d’éditeur, on appelle ces albums des “bandes dessinées érotiques” pour que ça sonne classe. Ne nous voilons pas la face : quand les personnages passent une quarantaine de pages à se faire mettre le cul en vrac, à bouffer du chibre au kilomètre et à prendre des torrents de foutre sur la poire, c’est de la pornographie, du X gras et qui tache. Des livres qui se lisent d’une main, comme on dit dans le métier (et de l’autre tu tiens le bouquin, pendant que tu tournes les pages avec les dents).
En route pour une virée revigorante qui va mettre de la chaleur dans les chaumières et du soleil dans les caleçons !

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Rouge – Pascaline Nolot

“Καὶ εἶδον, καὶ ἰδοὺ ἵππος χλωρός,
καὶ ὁ καθήμενος ἐπάνω αὐτοῦ ὄνομα αὐτῷ ὁ Θάνατος,
καὶ ὁ ᾅδης ἠκολούθει μετ’ αὐτοῦ.”

Aujourd’hui, je débarque à Malombre. Pour la discrétion, râpé. Pas tant à cause de mon canasson pâle des genoux, mais l’enfer me suit, voyez, alors les arrivées en loucedé, je peux faire une croix dessus. Remarquez, les croix, dans mon métier, c’est dans le ton.

Rouge
Pascaline Nolot

Gulf Stream

Couverture Rouge Pascaline Nolot Gulf Stream éditeur Electrogène
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Blacklight – Denis Albot

Polars en Nord de Ravet-Anceau (passée depuis 2019 dans le giron d’Airvey éditions), c’est l’histoire d’une collection victime d’inflation galopante, voire délirante quand elle est passée du poche au grand format. En dix ans, les bouquins ont grimpé de 9 à 13€ !
Blacklight, 140 pages, ramenées à 130 pour le texte proprement dit, donc un très, très court roman. 130 pages de texte, 13 boules… Je ne sais pas qui s’occupait de la grille tarifaire de Polars en Nord, mais s’il aime l’escalade vers les cimes, une carrière d’alpiniste semble plus indiquée. Sinon, j’ai bien une autre idée impliquant une catapulte, mais elle va moins lui plaire.
Notez que ça vaut tous éditeurs confondus. On peut bien tartiner tout ce qu’on veut sur la littérature de masse et l’accès du livre au plus grand nombre, on est encore loin de la lecture pour tous. Parce que la lecture coûte cher. Les brochés à 20-25€ (ceux qu’ont connu le franc, je vous laisse convertir et vous représenter la somme pour UN livre) n’ont rien d’accessible au plus nombre. Si j’étais mauvaise langue j’ajouterais qu’ils ont même été conçus pour ne pas l’être (merci la loi du tarif unique ; cf. cette analyse qui décortique le bousin, notamment la partie Le malheur du lecteur).
Après on s’étonne que beaucoup de Français (pas loin de 50%) n’achètent pas un seul livre dans l’année. Dans un pays où 15% de ces mêmes Français vivent sous le seuil de pauvreté, avec ce genre de tarif qui fait de la lecture un loisir de droite au même titre que le golf ou l’équitation, je vois pas trop où y a de quoi s’étonner. La lecture reste un luxe que beaucoup ne peuvent pas s’offrir.

Au tarif éditeur rédhibitoire, Blacklight, je ne l’aurais pas acheté. Et c’est con, parce qu’il s’agit un bon petit bouquin qui t’occupe une soirée sans avoir l’impression de perdre ton temps. Coup de bol, j’ai pu me le procurer au tarif auteur-qui-vide-son-grenier, bien plus accessible, directement auprès de l’auteur qui vidait son grenier.

Blacklight
Denis Albot

Ravet-Anceau

Couverture roman Blacklight Denis Albot Ravet-Anceau Polars en Nord Un K à part
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Critiques express (30) Plus c’est long, plus c’est bon… ou pas

Avec leurs six cents, mille voire quinze cents pages, des titres comme Voyage au bout de la nuit (Céline), Ça (Stephen King), Dune (Frank Herbert), Les guerriers du silence (Pierre Bordage), Olangar (Clément Bouhélier), Le Seigneur des Anneaux (Tolkien), Âmes de Verre (Anthelme Hauchecorne) et bien d’autres mastards, prouvent qu’on peut s’enfiler des quantités pharaoniques de papier sans finir avec une indigestion mais au contraire tutoyer la perfection propre aux chefs-d’œuvre.
Encore faut-il que ces tonnes de pages racontent quelque chose qui emporte le lecteur et ne se contentent pas d’aligner les mots pour essayer de remplir l’espace avec du rien. Parce que, paradoxe, le rien, ça devient vite lourd et certains romans XXL revêtent une teinte soixante-huitarde non par leur esprit de révolte mais en renouant avec la vocation assommante du pavé.
En clair, c’est long pour le peu que ça raconte et on s’emmerde bien comme il faut.

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