Magic : l’Assemblée
T.2 La forêt des murmures
T.3 Les chaînes brisées
Clayton Emery
Fleuve Noir
Après L’arène, un premier tome tout ce qu’il y a d’exécrable, la série de romans située dans l’univers de Magic: The Gathering allait-elle redresser la barre ?
Non.
Pire, elle s’enfonce.
Clayton Emery se lance dans rien moins qu’une trilogie. Ambitieux ! Et alors attention, cette trilogie est une novélisation d’un diptyque de comics qui étaient eux-mêmes adaptés d’un jeu de cartes. La photocopie de la photocopie en changeant chaque fois de média. Audacieux !
La forêt des murmures contient en tout et pour tout UNE bonne idée. Dans le jeu de cartes Magic, les joueurs se battent à coups de sortilèges dans la tronche et peuvent aussi faire appel à un copieux bestiaire de monstres et créatures pour savater leur adversaire. Emery se pose la question de l’origine et du devenir de ces bestioles, arrachées à leur environnement d’origine pour se retrouver envoyées au casse-pipe dans un combat qui n’est pas le leur. Y avait une thématique intéressante à creuser autour de la guerre, qui voit des gouvernements aller chercher des gens qui n’ont rien demandé pour se battre contre d’autres gens qui ne leur ont rien fait. On est pile dedans.
Non (bis).
Emery se contente de sous-exploiter le thème pour préférer raconter l’histoire sans intérêt de deux personnages falots confrontés à des péripéties insipides dans un univers de fantasy inconsistant.
Les chaînes brisées poursuit le carnage, y incluant au passage des personnages de L’arène sans que leur présence ait grand sens.
L’écriture fadasse de La forêt des murmures atteint ici des sommets de simplisme en termes de narration, de vocabulaire, d’intrigue, comme si l’auteur s’adressait à des lecteurs de 6 ans. Il ne fait même plus semblant de vaguement vouloir coller au background du jeu et s’embarque dans du Donjons & Dragons discount. Une purge…
Je ne suis pas allé jusqu’au dernier volume, Le sacrifice final, parce qu’en matière de sacrifice, j’avais assez donné de ma personne, de mon temps et de mon argent.
