Codex Sœurs de Bataille / Adepta Sororitas – Games Workshop

Codex Sisters of Battle (V2 et V5)
Codex Chasseurs de Sorcières (V3)
Codex Adepta Sororitas (V6, V8, V9 et V10)

Games Workshop

Codex Sisters of Battle WH40K V2 Games Workshop
Codex V2

Quiconque a deux, trois notions d’histoire sur les ordres militaires médiévaux – Templiers et Hospitaliers en tête – ne sera pas dépaysé à la lecture du Codex Adepta Sororitas. Bras armé de l’Ecclésiarchie, l’Adepta Sororitas regroupe plusieurs ordres de fanatiques religieuses dont la vocation est de défendre la foi en la parole impériale en cramant au lance-flammes l’hérésie et ceux qui la professent.

Les Sœurs de Bataille représentent la seule armée féminine de Warhammer 40,000, univers où les femmes ne brillent pas par leur présence pléthorique. De rares persos dans telle ou telle faction, quelques unités chez les Eldars et Drukhari, les Sœurs du Silence chez les Custodes et on a à peu près fait le tour du sujet. Pourquoi en croise-t-on si peu dans l’Astra Militarum ou dans les cultes genestealers qui s’y prêtent pourtant à merveille ? Mystère (qui n’a rien de très mystérieux, on a bien compris que les femmes étaient au mieux tolérées dans cet univers comme autour des tables de jeu). C’est con. Déjà, parce que c’est juste con en soi. Pis ensuite, c’est quand même se tirer une balle dans le pied pour une entreprise de négliger une clientèle qui représente quand même la moitié de la population mondiale.
Sans doute pas là de changer vu comment, à chaque rumeur d’introduire des meufs, on a droit aux cris d’orfraie de la frange la plus rétrograde des joueurs. Des femmes Space Marines ? Mais vous n’y pensez pas, malheureux, ce serait la FIN DU MONDE !!! Euh, les gars, faut vous calmer, vous vous faites du mal pour rien (et pour les autres, vous êtes relous à un point qui donne une idée de l’infini). Des femmes Space Marines, ça existe déjà, et depuis la V1 de 1987. Pas dans les chapitres canoniques des Space Marines, encore qu’il y ait eu quelques figurines métal en ces temps jadis, mais c’est ce que sont les Sœurs de Bataille. Définition de mot croisé : combat pour l’Imperium en armure énergétique avec un bolter. Réponse : Space Marine. Ou Sœur de Bataille, ça marche tout pareil.

Soeur de bataille Warhammer 40,000 Rogue Trader
Dans la V1, on trouve pp.268-269 la première mention des Sisters of Battle de l’Adepta Sororitas, assortie d’une illustration. Sister Sin dégomme Brother Vermillion, un Space Marine à la loyauté vacillante.

Enfin bref, là où on aurait attendu comme faction la plus atypique du jeu un peuple extraterrestre hors du commun ou une armée disposant d’une technologie incroyable, ce sont in fine de simples humaines avec de simples flingues qui tiennent le rôle.
Ayant un penchant pour l’atypisme, les sœurs de la tatanne étaient destinées à devenir mon armée préférée.
Je les trouve même carrément plus cools que les Space Marines. Eux n’ont aucun mérite à briller au combat : ils disposent du meilleur équipement et leur corps est bidouillé de partout, augmenté de muscles, organes supplémentaires, prothèses, machins, bidules. À ce compte-là, c’est pas dur d’être balèze. Les Sisters, elles, n’ont que leur foi et leur entraînement pour se battre et elles s’en sortent tout aussi bien sur le champ de bataille.

Codex Chasseurs de Sorcières Warhammer 40000 Games Workshop
Codex V3

D’une édition l’autre, leur codex fait son taf de codex. On démarre avec une section de lore qui occupe un tiers de l’ouvrage : présentation de l’Adepta Sororitas, son histoire, son credo, sa place et son rôle dans l’organigramme impérial, la description des principaux ordres militaires, un mot sur les ordres mineurs et les ordres non-combattants. Vient ensuite un second tiers consacré aux unités, personnages et véhicules avec pour chaque entrée une description en mode narratif et une fiche techniques de caractéristiques et règles spécifiques. Le codex se conclut sur une dizaine de pages de règles propres à l’Adepta Sororitas en tant qu’armée (détachements, coûts en points des unités, stratagèmes, dés de miracle…).

Codex Adepta Sororitas Sisters of Battle Warhammer 40K V6 Games Workshop
Codex V6

L’ensemble est illustré en abondance et les figurines ne sont pas en reste avec pas mal de photos des modèles pour accompagner les fiches techniques, ainsi qu’un encart central d’une douzaine de pages qui leur est dédié. On a donc tous les schémas de couleur nécessaires à la peinture, tant pour les unités que les différents ordres, avec quand même une grosse lacune : ça aurait été bien de lister les couleurs employées qu’on ne devine pas comme ça, d’un simple coup d’œil, à plus forte raison dans le cas de Citadel avec sa nomenclature à coucher dehors (problème partiellement résolu dans le codex V10 avec un guide de peinture réduit à sa plus simple expression mais qui a au moins le mérite d’exister).

Codex Adepta Sororitas Warhammer 40,000 V8 Games Workshop
Codex V8

Indispensable si on joue Sœurs de Bataille, inutile sinon sauf à être fan du lore de la faction (via les romans de la Black Library, le comics Sœurs de Bataille de Marvel, le jeu vidéo Warhammer 40,000: Battlesector). Cher pour ce que c’est dans tous les cas. Le lore se lit gratos sur n’importe quel Wiki dédié à 40K, on trouve des photos de figurines pour les schémas de couleurs plein les Internet et les caractéristiques techniques ne sont qu’une version améliorée de l’Index.

Codex Adepta Sororitas Soeurs de Bataille WH40K V9 Games Workshop
Codex V9

Inutile de chercher des codex V1, V4 et V7, ils n’existent pas.
Le Codex Sisters of Battle de la V2 par Gavin Thorpe reste un de mes préférés, parce que c’est l’édition qui a vu naître la faction en frappant très fort avec la couv’ iconique de John Blanche. Après, niveau esthétique des figurines, c’est particulier et faut aimer le vintage : les modèles métal ont pris un méchant coup de vieux. Déjà, à l’époque, je les trouvais moches et c’est bien ce qui m’a empêché de me lancer dans une armée de Sœurs de Bataille. Elles ne tiennent pas du tout la comparaison avec les figurines plastique actuelles, qui sont parmi les plus belles, toutes armées confondues.
Le Codex Chasseurs de Sorcières de la V3 par Andy Hoare et Graham McNeill est le plus intéressant dans son concept, puisqu’il propose une approche des Sisters très orientée sur la chasse à l’hérésie et inclut par conséquent des éléments externes issus de l’Inquisition et de l’Officio Assassinorum (qu’il faut aujourd’hui aller piocher dans le fantaisiste codex dédié aux agents de l’Imperium). C’est donc une mine d’idées pour une armée à thème en jeu narratif, en procédant à quelques ajustements de lore : ici l’Adepta Sororitas est à la fois la chambre militante de l’Ordo Hereticus et le bras armé de l’Ecclésiarchie, alors que dans les autres codex, elle dépend juste de l’Ecclésiarchie et se contente de bosser avec l’Ordo Hereticus quand il s’agit de cramer des gens, sans pour autant lui être inféodée.
Le Codex Sisters of Battle V5 n’en est que la moitié d’un, un codex du pauvre paru dans deux numéros du magazine White Dwarf pour un total d’une trentaine de pages.
Les Codex Adepta Sororitas de la V6 à la V10 ne se distinguent que par les changements de règles propres à chaque édition. À part ça, ils redéfinissent la notion de redondance d’une version l’autre.

Codex Adepta Sororitas Warhammer 40K V10 Games Workshop
Codex V10

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