Codex Garde Impériale V2
Rick Priestley
Games Workshop
Pour la Garde Impériale, Games Workshop ne s’est pas trop cassé la nénette. Les concepteurs de Warhammer 40,000 ont pris des armées historiques, leur ont collé des fusils laser entre les mains et hop.
Le premier codex de la Garde s’ouvre sur une dizaine de pages de description de ce qu’elle est : le marteau de l’Empereur.
Vient ensuite la présentation de quelques régiments iconiques : les combattants des jungles de Catachan (inspirés des Américains de la guerre du Vietnam), les troupes de choc de Cadia (troupes de choc de l’URSS de 1941-1945), les gardes des glaces de Valhalla (troupes en tenue d’hiver de l’URSS de 1941-1945), la Garde de Fer de Mordian (armée prussienne fin de période napoléonienne), les gardes du désert de Tallarn (révolte arabe de 1916-1918), les cavaliers d’Attila (peuples d’Asie centrale, Huns et Mongols en tête). Au gré des éditions ultérieures viendront s’ajouter le Death Korps de Krieg (1914-1918, mi-Français pour l’uniforme, mi-Allemands pour le casque), les Premiers-nés de Vostroya (streltsy russes), la Légion d’Acier d’Armageddon (armée allemande de 1939-1945), les gardes de Pretoria (troupes coloniales britanniques de l’ère victorienne), les Fantômes de Gaunt de Tanith, les troupes aéroportées d’Elysia (parachutistes français), pour ne s’en tenir qu’aux régiments qui ont aligné une gamme de figurines à un moment ou un autre.
Toujours dans la veine historique, on a droit à un portrait complet de Macharius, personnage très inspiré d’Alexandre le Grand. Ce big boss de la Garde est mort depuis un millénaire, alors je comprends bien qu’on nous raconte sa légende, parce qu’elle fait partie de l’histoire de l’Astra Militarum, OK, c’est du lore et à sa place ici. Mais ça aurait été bien de nous parler aussi d’une grande figure de la période à laquelle on joue. Faudra quand même attendre la V9 pour voir débouler Arcadian Leontus à la tête d’une partie des forces de l’Astra…
La section suivante passe en revue les différents types d’unités, à l’époque avec des profils indifférenciés pour les gardes de base, peu importe leur monde d’origine. Bizarrerie d’un univers qui emprunte à la fantasy sans que ça ait grand sens, on croise quelques ogres et hobbits, rebaptisés ogryns et ratlings. Artillerie et véhicules viennent compléter le tableau.
La partie ‘Eavy Metal montre tout ce petit monde en couleur et reste un guide de peinture qui tient la route de nos jours, surtout si on veut se lancer dans la reconstitution d’anciens régiments à base de proxies ou conversions (Tallarn, Mordia, Valhalla).
Les sections de règles spéciales et listes d’armée, je ne vais pas m’attarder dessus, vu à quel point elles sont obsolètes. Seules les pages avec les fiches d’unités des personnages spéciaux offre encore un petit intérêt pour les infos biographiques des intéressés.
Bilan des courses, si ce codex a beaucoup vieilli, petit plaisir quand même de replonger le nez dedans, ne serait-ce que pour revoir certains régiments dont les figs ont disparu dans les limbes des rééditions successives du jeu.
