Une petite ville nazie – William S. Allen

Une petite ville nazie
William Sheridan Allen

10/18

Quand tu étudies le nazisme, tu en reviens toujours à la question fondamentale : comment ça a pu arriver ?
Des tas d’historiens ont très bien expliqué le phénomène au plan global de l’Allemagne, Allen, lui, s’intéresse à l’échelle locale. On ressort de son bouquin avec le sentiment que la microhistoire est plus effrayante que toute la littérature d’épouvante réunie.

Une petite ville nazie William Sheridan Allen couverture 10 18
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Noces d’écailles – Anthelme Hauchecorne et Loïc Canavaggia

Noces d’écailles
Anthelme Hauchecorne & Loïc Canavaggia

Chat noir

A long time ago mais pas far far away, vu que j’étais assis dans le même fauteuil que maintenant, j’avais évoqué le projet Noces d’écailles. On n’en était alors qu’aux fiançailles, avant la cagnotte Ulule destinée à pourvoir la bête de sa dot. S’ensuivirent moult tribulations propres à redéfinir la notion de retard dans la publication d’un ouvrage. Comme dit un proverbe médiéval, “mieulx vault chois en la date qu’intenable dædlaÿne”.
Bon an mal an, les épousailles ont fini par avoir lieu quelque part dans un coin perdu du khanat bulgare. Le précieux grimoire vient d’atterrir entre mes blanches mains. Enfin, le moment tant attendu de consommer l’union entre l’œuvre et le lecteur. La nuit de noces propice aux corps qui ondulent, aux rimes profondes et à toutes les turpitudes draconiques.
Et là, t’as pas idée d’à quel point je dois me retenir de remplacer le “a” du titre par un “ou”.

Couverture Noces d'écailles Anthelme Hauchecorne Loïc Canavaggia vouivre dragon
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Les mystérieuses Cités d’or

Les mystérieuses Cités d’or
Valérie Fert (texte) & Anne Leduc-Dardill (illustrations)
France Loisirs

Inauguration officielle de la série de chroniques autour des Halliennales 2019, dont le thème cette année est l’Eldorado ! Après l’interview fantaisiste de Lara Croft, place au concret avec un bouquin antédiluvien récupéré dans les abysses du grenier : l’album du dessin animé Les mystérieuses Cités d’or, sous-titré Le secret d’Esteban.

Les mystérieuses cités d'or Albator Goldorak
Une enfance difficile…
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Simetierre – Stephen King

Simetierre
Stephen King

J’ai Lu

“Il” est revenu et pour une fois on ne parle pas d’un clown cabriolant.
Simetierre, le roman, raconte grosso modo qu’il vaut mieux laisser les morts reposer en paix plutôt que vouloir coûte que coûte les ramener à la vie.
Simetierre, l’épopée cinématographique… ben pareil en fait.

Couverture Simetierre Stephen King J'ai Lu Epouvante Lego
Pet Sematary sur un cimetière de pets. Ou un roi sur le trône.
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Rituel de chair – Graham Masterton

Rituel de chair
Graham Masterton

Pocket Terreur

Se replonger dans les vieux machins, c’est pas toujours une bonne idée.
Y a pas long, en attendant la nouvelle version de Simetierre au cinéma, j’ai relu le roman de Stephen King. Un bon bouquin, mais la deuxième lecture n’est plus aussi emballante que la première, parce que quand tu creuses un peu – ce qui est raccord avec le thème fossoyant – tu vois des défauts qui t’avaient échappé. (Au passage, le film de Kevin Kölsch et Dennis Widmyer est une purge barbante dans laquelle il n’y a rien à sauver, passez votre chemin.)
Rituel de chair, même combat. Je l’ai lu pendant mes vertes années de lycéen, quand il venait de paraître dans la regrettée collection Terreur de Pocket. Pour ceux qui ne seraient pas nés comme moi au Moyen Âge, il vient de ressortir chez Bragelonne. Verdict de la relecture : j’aurais dû le laisser dormir dans ma bibliothèque. Il y a des choses qu’il vaut mieux ne pas réveiller (ce qui est raccord bis avec la thématique de Simetierre).

Rituel de chair Graham Masterton Pocket Terreur Milady
À table !
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Vindicta – Cédric Sire

Vindicta
Cédric Sire

Metropolis

Vindicta, le premier roman de Cédric Sire ! Faut reconnaître, ça fait toujours quelque chose de voir un auteur se lancer dans l’arène de l’édition, tel un lemming dans la grande aventure de la vie ou un nouveau-né sur le bord d’une falaise. À moins que ce ne soit l’inverse…
N’empêche, le nom sur la couverture et la photo sur la quatrième me titillent (et Grosminet). Comme un air de déjà-vu.
Ni une ni deux ni trois ni quatre ni cinq ni six […] ni trois mille cent quarante-sept […] ni et cetera desunt, je saute sur mon bigophone pour appeler Bill Tremendous, mon contact à la CIA. Icelui me sort : Oh yeah Cedouic Saïeur I know him. Là-dessus, il se marre comme un bossu avant de raccrocher. Merci du renseignement…
Paraît qu’il vaut mieux s’adresser au grand patron qu’à ses saints. Aller plus haut, aller plus haut dans la hiérarchie, en un genre d’altius, altius, altius, si l’on en croit Tina Arena de Coubertin. Au point où j’en suis rendu, pourquoi pas ? Faute de ligne directe avec les suprêmes sphères divines, je recours à un savoir occulte, comme le coup de pied du même nom : les runes. Résultat du tirage : ᛚᛟᛚ. Les dieux vikings ont le sens de l’humour et du lol. Mort de rire, bravo les gars…
Mes recherches se poursuivent jusqu’à ce que, d’une méthode farfelue l’autre, je trouve enfin la solution ! Comment ? Un magicien ne dévoile jamais ses tours.
Accroche-toi à ton slip, parce que la révélation va te couper les guiboles.
Cédric Sire est en réalité Keyser Söze Sire Cedric !
Eh oui.
On est plus d’un à s’être fait enduire d’erreur – c’est comme induire mais en double couche – par l’ordre inversé des termes et l’accent à géométrie variable. Maintenant que nous savons (de Marseille), les questions pleuvent. À quand un thriller parfum pomme sous le nom d’Éric Cidres ? Ou une pub pour Pliz sous celui de Sédric Cire ? Angelizer battra-t-il le record de glissade sur table de Marie-Pierre Casey ?

Vindicta Cédric Sire couverture Metropolis Cosmopolis
Voyant le titre en latin, j’avais sorti mon Gaffiot. Sauf que non, le roman est écrit en français.
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