Le Noël des auteurs

Pas à une idée farfelue près, la joyeuse bande d’Un K à Part a choisi de laisser la parole aux auteurs pour présenter quelques lectures de Noël. Leur activité de scribouillard les désigne d’office comme les pigeons rêvés hommes et femmes de la situation quand il s’agit de parler bouquins. (En clair, j’avais la flemme et besoin d’esclaves pour bosser à ma place pendant mes courses de Noël).

Mes courses de Noël, donc… Epuisantes…

Or donc, la plupart des auteurs contactés ont répondu présent et je les en remercie. Les autres, j’ai eu la flemme – encore – de les relancer, n’ayant pas l’âme d’un éditeur/tortionnaire/stalker. Quant à ceux que je n’ai pas requêtés, inutile de prendre la mouche ou de m’envoyer vos sbires vengeurs, y aura d’autres Noël (par ailleurs, je suis ceinture noire en iaïdo, vos nervis iraient à l’abattoir, pas glop).
Magnanime, j’avais laissé à mes cibles carte blanche sur le volume des réponses – la réponse définitive, j’entends, vu que la première a été pour les trois quarts d’entre eux “faut que je réfléchisse, là je sèche”.
Note pour les éditeurs : vous allez pleurer, j’avais reçu TOUTES les contributions deux jours avant la date limite.

A noter que certains des individus mentionnés infra (comme le détective – faut avoir lu Série B pour la comprendre), en veine d’inspiration, ont poussé jusqu’à rédiger des chroniques complètes.
Qui ? quoi ? Je déballerai les surprises dans les jours qui viennent… Un genre de calendrier de l’avent qui démarre après.

Pour ma part – oui, je m’incruste au milieu des auteurs, charbonnier est maître chez soi –, je conseillerais Le Lien de Vanessa Duriès, que je chroniquerai un de ces quatre. Parce que j’écris cet article un 13 décembre et qu’elle est morte un 13 décembre. Idem Nathalie Perreau, Jean-Pierre Imbrohoris (aussi connu sous le nom de Joy Laurey) et leur fils. Trois auteurs de moins le même jour, c’est triste…

Dévoilons maintenant la brochette de titres proposés par les gais compagnons de la plume, et rangés par ordre alphabétique de l’avant-dernière lettre de leur prénom (classement qui en vaut bien un autre, génial en vérité puisque la première et la dernière entrée se répondent).

Dévoilons, dévoilons…

Le Noël des auteurs
(The palm of original title comme on dit at the Oscars.)

Nicolas Duplessier – Nostalgie (ouvre la boucle)
L’Homme aux yeux de napalm du prolifique Serge Brussolo et Les fantômes du vieil hôtel de Cornelius Lehane, parce que l’approche des fêtes de Noël me semble le moment propice pour se plonger ou se replonger dans d’excellents bouquins, pour en apprécier toute leur saveur et se sentir véritablement impliqué.

Stanislas Petrosky – Where is my mind Santa?
J’ai décidé de conseiller deux livres qui ont changé ma vie.
Le premier m’a juste donné l’envie de lire, un jour on me l’a offert, et là, au fil de pages j’ai compris qu’il n’y avait pas que la BD dans la vie : Le vieil homme et la mer d’Hemingway…
Le second c’est celui qui m’a donné envie d’écrire, celui avec lequel je bassine tout le monde depuis des années : Une seconde de toute beauté de Frédéric Dard.

Nathy – Associations d’idées
Anne Rice et son mélange de vampires et d’anges ça passerait ?… les anges… Noël…? Je pensais à Memnoch le Démon –> religion –> Noël… c’est un peu capillotracté mais bon…
Une porte sur l’hiver de Koontz sinon… Je l’ai lu il y a 17 ans… c’est le titre surtout : hiver –> solstice d’hiver –> Noël.

Ludovic Bertin – Ch’nordique
La Voix non pas du Nord mais d’Arnaldur Indridason.

David Coulon – Chaos, confusion, sapin
A Noël, ce qui est bon, c’est de mettre le petit Jésus dans la crèche. Aussi, je conseille de lire Choke, un bouquin de Chuck Palahniuk avec tout un tas d’addicts sexuels qui baisent dans tous les coins.
Lire la pièce de théâtre Festen, de Thomas Vinterberg et Mogens Rukov est aussi un bon moyen de supporter les réunions interminables.
Si ça vous suffit pas, il y a la nouvelle écrite par votre serviteur. Navidad, éditée chez Ska Editeur en numérique. Ou comment faire passer la pilule du dessert en lisant l’histoire d’un Père Noël de centre commercial qui en pince pour les myopathes du Téléthon, tout en ayant une légère tendance à la nécrophilie.

Sophie Jomain – BCBGG
En ce moment, je lis Le bon gros géant en lecture commune avec ma fille.

Anthelme Hauchecorne – Classiques indémodables
Les Annales du Disque-Monde, tome 20 : Le père Porcher, de Terry Pratchett. La Mort travesti (les connaisseurs comprendront l’absence de “e”) en Père Noël, forcément, c’est un incontournable.
Un Chant de Noël, de Charles Dickens. Un classique, sûrement mon côté rétro qui s’exprime.

Maxime Gillio – Poète coquin
Noëls fripons. Je l’avais acheté étant adolescent, en espérant pouvoir me pignoler dessus comme un bonobo. J’ai dû me contenter d’une minable branlette. Très décevant.

Marc Falvo – Grey and blues
Juliette Society de Sasha Grey, un bouquin qu’on m’a offert à Noël, mais qui n’en parle pas.

Arnaud-Dominique Houte – Nostalgie (ferme la boucle)
Deux pistes très différentes l’une de l’autre : d’abord Le conte de Noël d’Auggie Wren de Paul Auster. Dans le genre magie de Noël, c’est le seul texte qui m’ait convaincu.
Deuxième texte, rien à voir, rien de Noël ni de familial a priori… Mais un souvenir d’enfance et de sapin : Vingt ans après, un bon vieux Dumas.

Dix auteurs, une vingtaine de titres… A paraître, six versions longues parmi ces laïus. La première, pas plus tard que demain.

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