Ravenloft Story

Ravenloft Forbidden Lore William W. Connors Bruce Nesmith TSR

J’avais évoqué tantôt Ravenloft, un univers d’horreur-épouvante tout en ambiance gothique pour Donjons & Dragons. On repart aujourd’hui se promener au milieu des brumes et des miasmes putrides sur la terre des vampires et des démons pour parler de romans qui se déroulent dans ce monde.

Le vampire des brumes
Christie Golden

Fleuve Noir

Premier roman publié dans la collection Ravenloft, Le vampire des brumes met aux prises deux vampires : Jander Étoile-Solaire (Jander Sunstar en VO, Jander Solastre en VF actuelle) et Strahd von Zarovich. Le premier, avant de passer du Côté obscur, était un elfe et s’inspire des deux cocos qui tiennent le devant de la scène dans Entretien avec un vampire d’Anne Rice. Le second, sans consteste le personnage le plus connu de la licence Ravenloft, n’est ni plus ni moins que Dracula sous un autre nom. De l’histoire d’amour de Jander à la confrontation avec Stradh, le roman de Bram Stoker est d’ailleurs pas mal mis à contribution. Rien de bien nouveau sous le soleil dans Le vampire des brumes, qui pastiche donc beaucoup mais invente peu, avec la pauvreté stylistique de rigueur dans ce genre de productions. Ni exécrable ni excellent, ce roman moyen a au moins le mérite de constituer une bonne introduction à l’univers de Ravenloft pour son lectorat.

Danse avec les morts
Christie Golden

Fleuve Noir

Troisième roman Ravenloft édité aux USA mais quatrième en VF, vu que Fleuve Noir s’est torché avec l’ordre originel de publication, Dance of the Dead pourrait être le titre d’un film de Romero racontant l’invasion d’une boîte de nuit par des zombies. Et c’est plus ou moins de ce dont il est question dans le roman de Christie Golden, si ce n’est que la discothèque est remplacée par une île.
Avec sa prose scolaire, ses facilités d’écriture et ses clichés à foison, ce roman peinait déjà à convaincre en son temps. Aujourd’hui, il a en prime un petit parfum nanar.

Romans Raveloft Donjons et Dragons

La tour de la désolation
Mark Anthony

Fleuve Noir

Tous les machins “de la désolation”, “de l’angoisse”, “des ténèbres”, “de la mort” partagent ce point commun d’être en général bien nases derrière leur titre ronflant, qui cherche à paraître impressionnant mais pue le cliché à douze kilomètres. Après, je peux comprendre les auteurs qui choisissent ce genre de titres. Sûr que L’île de l’ennui ou Le château de la daube, ça donne tout de suite moins envie.
Sans surprise, on endurera ici une lecture pénible pour cause de prose simpliste et tombereaux de stéréotypes. Tout a un air de déjà vu : le Quasimodo de service échappé de Notre-Dame de Paris, le thème à la Disney de l’être sensible à l’apparence monstrueuse, les emprunts à Frankenstein, l’ambiance inspirée des vieux films d’horreur d’Universal pleins de sbires nommés Igor…

Moi, Strahd : journal d’un vampire
Patricia Nead Elrod

Fleuve Noir

Strahd von Zarovich, la star de Ravenloft méritait mieux que ce journal mal écrit qui ne propose qu’une version discount du Dracula de Stoker, quelconque dans ses meilleures pages, médiocre le reste du temps, sans profondeur, simpliste et ennuyeuse. S’il y avait bien UN bouquin de la série à ne pas foirer, c’était celui-ci. Perdu.

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