Guide de survie en territoire zombie – Max Brooks

J’ai profité du long week-end de Pâques pour me livrer à la chasse aux infectés. En pleine pandémie, il eût été dommage de ne pas sauter sur l’occasion, n’est-ce pas ? Le safari fut riche en péripéties, rebondissements et coups de théâtre. Une aventure rocambolesque digne d’un livre ou d’un film… ce qui m’épargne un long récit détaillé, douze mille milliards de romanciers et scénaristes l’ont déjà raconté.
Or donc, après une série d’expériences que je ne détaillerai pas davantage pour éviter les ennuis avec la justice, il semblerait que les infectés du COVID-19 ne soient pas les créatures cannibales que nous ont vendues la littérature et le cinéma. Soi-disant des zombies super rapides et très, très forts, que dalle ! Tu leur tousses dessus, ils s’affalent, et à la course, ils crachent leurs poumons au bout de dix mètres. On est loin du compte…
Pour les soigner, j’ai testé un large panel de remèdes. Une balle dans la tête, ça marche. Remarquez, viser une autre partie du corps aussi – bonne nouvelle pour les tireurs du dimanche. Par acquit de conscience, j’ai essayé les balles en argent, mais à l’usage n’importe quel autre métal moins bling-bling fait l’affaire. Les classiques, comme la décapitation, le feu, la dynamite ou la sarbacane à turboscope gyrométrique, fonctionnent nickel. Même l’ail permet d’obtenir des résultats probants : une simple gousse peut les repousser, en tir tendu à bout portant avec un LBD 40 (ou un lance-patates bricolé maison pour les MacGyver en puissance).
Les infectés, on s’en faisait une montagne. En réalité, ils ne sont pas si terribles.
Pas une raison pour baisser la garde, mieux vaut se préparer pour le jour où la planète se trouvera confrontée à un vrai virus dangereux et envahie de monstres affamés de chair humaine.

Guide de survie en territoire zombie
Max Brooks

Calmann-Lévy

Couverture guide de survie en territoire zombie Max Brooks Calmann Lévy
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Totem Tom, Necropolis – Patrick Mc Spare

Les premiers mots de cette histoire furent “salut amigo”. Ouille ! Déjà, le gars bibi no babar español, autant dire que la conversation s’annonçait comme un dialogue de sourds. Ou de muets plutôt. Et cette voix…
Patrick Mc Spare.
Notre dernière rencontre en date devait être l’occasion d’une interview pépère avec Harley King. Ouais, pépère, on en recausera… Ou non, tiens, vaut mieux taire cet épisode. Disons juste que depuis ce jour, Palm Springs ressemble à l’Alsaka de Terrain Miné après le passage de Steven Seagal. Un grand trou au beau milieu de la Californie. Entre nous, on en rigole encore avec Patrick, les locaux moins.
Or donc le gars Patrick me parle d’un voyage interdimensionnel dans une réalité alternative de dark fantasy post-apocalyptique. Dark et post-apo, ça sentait moyen le voyage d’agrément et les vacances reposantes. Il me dit de pas m’inquiéter, que c’est du jeunesse, que ça s’appelle Totem Tom, un nom rigolo, comme une visite au palais des T si cher à Lipton.
Convaincu par sa bonhomie, je me laisse embarquer. Une fois à destination, je lui demande le nom de ce patelin “rieur” où on vient de débouler.
Necropolis.
Tout un programme…

Totem Tom
T.1 Necropolis
Patrick McSpare

Gulf stream

Couverture Totem Tom 1 Necropolis Patrick McSpare Gulf Stream éditeur
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Une histoire du diable – Robert Muchembled

Vous venez de commencer à lire le 666e article publié sur le blog.
666, rien que ça ! Le chiffre de la Bête, comme ils disent à Trente millions d’amis.
Une occasion pareille ne se présentera pas deux fois, marquer le coup semble donc de rigeur. Fêtons l’événement en compagnie d’un invité de circonstance : le Diable !

Couverture Une histoire du Diable Robert Muchembled Seuil
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Le temps désarticulé – Philip K. Dick

Dans le trio de mes auteurs préférés de science-fiction, on trouve Isaac Asimov en villégiature dans sa Fondation, le plagiste Frank Herbert qui batifole dans la Dune et Philip K. Dick avec son nom rigolo. En français, il s’appelle Philippe Bite, le genre de nom qui prédestine à envoyer la sauce. Quand Dick pose les choses sur la table, c’est du lourd. Raison pour laquelle il arrive en tête de mon trio d’auteurs SF chouchous : Dick est le big boss du “triumviagra” (merci Lou pour cette perle).
En matière de questionnement, les deux mamelles qui nourrissent son œuvre se nomment humanité et réalité. Qu’est-ce qu’être humain ? Qu’est-ce qui est réel ?

Le temps désarticulé
Philip K. Dick

Pocket

Couverture roman Le temps désarticulé Philip K Dick Presses Pocket
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En chasse ! – Jess Kaan

Quoi de plus noble que la chasse ? Y a-t-il activité qui permette davantage à l’être humain de s’accomplir ? L’art cynégétique ne représente-t-il pas par excellente la dualité et la contradiction humaines, entre pantalon vert olive assurant une fusion parfaite dans l’environnement et gilet orange inventé par ce maître du camouflage que fut André Bile, dit “Dédé” ?
Parce que c’est quoi, la chasse ? La communion de l’Homme avec la Nature. Le premier finit la journée avec de la boue plein les godasses tandis que la seconde se pare d’un chapelet de canettes vides, ornement précieux qu’elle conservera sur son sein terreux des dizaines d’années durant.
La chasse, c’est aussi ce rapport agonistique entre le règne humain et le règne animal. Antagonisme à armes presque égales, un peu bourru, certes, mais non dépourvu de cet esprit poétique si cher à Clint La Fontaine, sur l’air de “la raison du plus fort est toujours la meilleure quand on a un pistolet chargé, toi, tu creuses”.
La chasse, enfin, c’est cet esprit communautaire empreint d’une camaraderie avinée et consanguine. La nuit s’achève enfin dans le souffle des eaux1 que le petit groupe s’ébranle pour son épopée champêtre, la fleur au fusil, les sens étourdis par la lumière de l’aube naissante et le son jovial des blagues racistes. L’escouade est soudée, sauf Marcel qu’est un sale con, le gros Jeannot dont tu t’es tapé la femme, Bébert qui s’est tapé la tienne et Nanard qui tire toujours la gueule depuis que son fils Brandon s’est fait faucher par une volée de plomb à la dernière saison. La silhouette d’un lapin et d’un enfant se ressemblent tant qu’une erreur est vite arrivée. Qui amat periculum in illo peribit.
La chasse, c’est vraiment un truc de gros cons.

En chasse !
Jess Kaan

Lajouanie

Couverture En chasse Jess Kaan éditions Lajouanie Un K à part
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