Kiff – Max Sulfur

Kiff Pulpeuses généreuses Félines perverses Adorables cruelles Belles insatiables Max Sulfur Tabou

Kiff
T.1 Pulpeuses & généreuses
T.2 Félines & perverses
T.3 Adorables & cruelles
T.4 Belles & insatiables

Max Sulfur

Tabou

Kiff a le mérite d’être une des séries les plus économiques du marché. Certains me diront qu’à 17 balles le tome, je dois être très, très riche ou très, très mauvais en calcul pour trouver la tétralogie abordable. À quoi je répondrai que si vous me coupez la parole avant que j’aie terminé mon raisonnement, on va pas en sortir.

Or donc, Kiff propose de mettre en scène du sexe plutôt bon esprit, à la coule, loin de la culture du viol qui occupe encore un très large pan du genre. Bon point, donc.
Loin des canoniques silhouettes de mannequin de haute couture, on s’oriente ici sur des physiques plus arrondis, les fameuses formes “pulpeuses”, “généreuses”, “plantureuses” et “épanouies”, pour reprendre les formules toutes faites. Bon point aussi sur le papier de vouloir sortir des personnages conformes au canon officiel de beauté, mais le résultat se manifeste surtout par des MILF avec des gros seins et des gros culs et des représentations qui font très cliché quand on les compare aux vidéos X qui montrent toujours ce même stéréotype. Pas sûr qu’échanger un cliché pour un autre ait été le meilleur choix artistique possible…

Et c’est là qu’on arrive à la fameuse économie susbtancielle : Kiff, t’en as lu un, tu les as tous lus. Une historiette pleine de boulard, puis une autre, encore une autre, du gonzo, quoi. C’est comme ça tout le long de chaque album et d’un album l’autre. Tout est interchangeable, donc on peut se contenter d’en acheter un en tout et pour tout, on ne perd rien du reste.
Par ailleurs, dès lors qu’on a vu une vidéo produite par Brazzers ou Reality Kings, on a lu l’intégrale de Kiff, sans même ouvrir un seul album. On reconnaît même au gré des pages des actrices qui ont travaillé pour l’une ou l’autre de ces boîtes (Ryan Keely dans le tome 2 par exemple, ou Eden Sin dans le tome 3). Enfin, quand on arrive à les reconnaître, parce que le dessin n’a rien d’exceptionnel (mention spéciale aux mâchoires et mentons, dont beaucoup relèvent davantage de la mutation que de l’anatomie).
Je ne peux pas dire que le traitement sépia m’ait des masses convaincu non plus. Vu le sujet, une palette chromatique classique aurait à mon sens mieux fonctionné.

Série pleine de bonnes intentions, Kiff propose quelques idées bien vues (les fausses pubs) mais se montre très stéréotypée dans ce qu’elle met en scène, très répétitive aussi, et servie par des choix artistiques pas plus convaincants que ça. N’importe quelle vidéo X de n’importe quelle boîte de prod raconte la même chose et on en trouve gratos plein Internet, soit une économie nette de quatre fois dix-sept balles.

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