Sorti en 2019 sous la référence 41365, l’atelier d’artiste d’Emma de la gamme Friends coûtait à l’époque 25€. Aujourd’hui, il serait sans doute vendu pas loin du double, l’écart donne une bonne idée de l’augmentation faramineuse des tarifs de Lego depuis 2020. C’est là que je me rends compte, en rédigeant cette review, que mon dernier achat neuf remonte à un bail. Un an environ, et encore, il s’agissait de briques chinoises. En Lego pur jus, ça fait un an et demi que je n’ai pas remis un sou dans la machine, c’est dire si les prix sont devenus dissuasifs. Alors, j’en ai récupéré des boîtes sur ce laps de temps, et pas qu’un peu, mais que de l’occasion à prix mini en brocantes, braderies et autres réderies. Genre 8 balles pour cet atelier.
Or donc, Emma, l’artiste, est peintre (ce qui fait qu’on se demande pourquoi le set ne s’appelle pas l’atelier de peinture, encore un mystère des nomenclatures Lego). Pour l’occasion, elle est accompagnée d’un second personnage, Andrea, et de Chico, un minou.
L’atelier est un bâtiment de trois niveaux. On circule entre le rez-de-chaussée, l’étage et la terrasse grâce à… Ah non, tiens, y a pas d’escalier. Bon ben, on dira que c’est magique, comme on faisait déjà avec les vieilles boîtes des années 80. Quarante ans d’expérience dans le bloc de construction et toujours pas fichu de prévoir des accès entre les niveaux d’une baraque…
Au rez-de-chaussée, le magasin avec la caisse enregistreuse et une poignée d’articles à vendre (tableaux, pots de peinture, d’improbables ciseaux mais pas de pinceaux).
À l’étage, l’atelier proprement dit avec encore des pots de peinture, un emplacement pour le chevalet (dont la toile révèle un motif quand on l’humidifie) et un meuble sur lequel est posé une statuette qui peut tourner. Je supposais que cette dernière représentait le mannequin O’Cedar qu’on trouve chez tous les peintres, dessinateurs, sculpteurs, sauf que, vérification faite sur le site du fabricant, il s’agit d’un tour de potier. Pourquoi pas ? Mais alors où est le four ? Mystère (bis). Certes, il existe de l’argile autodurcissante qui ne nécessite pas de cuisson, mais c’est pas la plus courante.
Enfin, la terrasse ne couvre que la moitié de la largeur du plafond, donc en cas de pluie, l’atelier sera lessivé et la peinture en cours foutue. Pourquoi pas une couverture complète qui n’aurait gêné en rien pour positionner ou retirer Emma et son chevalet de dessous ? Mystère (ter). Dans cet espace exigu, il sera difficile de caser les deux minidolls. Emma devra laisser Andrea en plan comme une vieille chaussette pour prendre son café et son cookie en solo.
Au final, une petite boîte pas trop onéreuse en son temps, qui faisait le taf pour le prix demandé, tout en laissant un léger goût de pas fini avec ses incohérences architecturales (pas d’escalier, demi-terrasse). Dans mon cas, cet atelier finira démonté pour récupérer les pièces et les recycler ailleurs.

