Peindre les Space Marines
Adrian Wood
Games Workshop
How to paint Space Marines sort en 2004. Si vous êtes allergique à la langue de Shakespeare, rassurez-vous, le bouquin n’est pas rédigé en anglais élisabéthain mais en anglais moderne. Il existe aussi en français sous le titre Peindre les Space Marines ou Comment peindre les Space Marines selon les éditions.
En 2026, quand il existe tant de tutos en vidéo pour la peinture, un livre papier a-t-il encore de l’intérêt ?
Je dirais que ça dépend des bouquins et ça dépend aussi de votre situation en peinture.
Si vous partez de zéro, débutant complet qui n’a jamais touché une figurine ni un pinceau, ce genre de guide peut vous aider à mettre le pied à l’étrier. Il passe en revue le matos de base (pinceau, pinces, colle…), ainsi que les différentes techniques et étapes de peinture depuis la sous-couche à la bombe jusqu’à la micro touche de lumière sur un coin de spallière. Donc un bon point de départ pour vous équiper et voir le chemin qui vous attend. Sa lecture permet aussi d’acquérir le vocabulaire propre à ce hobby.
Plutôt que celui-ci qui est déjà tourné vers un domaine précis et léger sur la technique, préférez Peindre les figurines Citadel qui reste un guide de démarrage très valable.
Vu qu’on a les notices fournies dans les boîtes, la partie dédiée au montage des figurines n’est pas intéressante. Elle aurait gagné à moins enfoncer des portes ouvertes (comme coller ensemble les différents éléments de la fig, merci, on n’aurait pas deviné) et à insister davantage sur l’étape préliminaire de lavage et ébarbage, trop vite survolée.
Les quelques pages dédiées aux conversions partaient d’une bonne intention et loupent le coche, pas assez généralistes, trop focalisées sur un seul et unique exemple.
C’est après qu’on entre enfin dans le vif du sujet : les Space Marines de Warhammer 40,000. Et là, ce manuel reste d’actualité et aussi bien les peintres confirmés que les néophytes pourront y trouver leur compte. Ultramarines, Blood Angels, Dark Angels, Black Templars et Space Wolves occupent une petite cinquantaine de pages couvertes de figurines : marines tactiques, Terminators, chapelains, escouades d’assaut, scouts, véhicules… Si tous les schémas de couleurs de toutes les unités ne sont pas passés en revue, il y a quand même déjà de quoi faire. Les autres chapitres auront droit à un traitement bien plus rapide – cinq figurines chacun –, que ce soit ceux de la Première fondation, les chapitres successeurs ou certaines formations spécifiques (Chevaliers gris, Légion des Damnés, Deathwatch).
Le dernier segment couvre la création d’un chapitre maison. Cette boîte à outils est très détaillée sur ce qui touche au schéma de couleurs, au nom et à l’héraldique, lacunaire sur le reste (histoire, organisation, tactiques de combat). À la fois très bien et très incomplet sur ce sujet, donc.
À l’arrivée, on se dit que le titre est un peu trompeur. Le “comment” n’est pas tant à prendre comme un “quelle technique” mais plutôt “quelle couleur”. Le but de ce guide est d’abord de présenter les schémas de couleurs des chapitres et pas trop d’expliquer les méthodes pour les appliquer (brossage, lavis, glacis…), ce qui tire son intérêt vers le bas alors qu’il aurait pu être exhaustif sur la question avec une poignée de pages supplémentaires. À prendre comme un nuancier plus qu’un tuto.
