Merlin, l’heure des contes

Tu cherches un truc flamboyant à balancer en entretien d’embauche ? Arrête tout, j’ai ce qu’il te faut ! Le convainquant argument, comme on dit quand on a passé une licence poétique en fac de lettres.
Aider Merlin.
Rien que ça.
Quel que soit le poste que tu brigues, cette mention apportera à ta candidature le plus indispensable (surtout si tu souhaites devenir chevalier de la Table ronde).

Kaamelott club des bras cassés
On en a gros !

Pour soutenir l’enchanteur préféré des Français (d’après un sondage réalisé par IPSUS), c’est sur Leetchi que ça se passe passait (sauf que depuis la rédaction de ce post, la cagnotte est cassée).

Les tribulations de Patrick Mignard aka Merlin l’Emmerdeur mériteraient de devenir une série TV. Plagne (du nom de son bled) ferait passer Dallas pour un combat de pouces entre manchots.
L’histoire dure depuis quelques années. Logique, la Justice marche pianissimo. Elle est aveugle et se trimballe avec une épée et une balance, tintin pour la canne blanche et le chien guide.
Pour les grandes lignes de ladite histoire, c’est . En résumé du résumé, la vie locale trépidante pousse Merlin à accoucher d’un conte satirique… qui lui vaut d’être poursuivi en justice. Relaxé dans un premier temps, il a finalement été condamné après l’appel du plaignant… décision dont il va lui-même faire appel (c’est ici). L’histoire sans fin…

Maintenant, on connaît le prix de la liberté d’expression, fixé à 10500 euros, et on sait qu’elle se limite à ceux qui possèdent cette somme.
Ce qui laisse le choix, quand on veut l’ouvrir, entre se faire torpiller là où ça fait mal – le porte-monnaie – ou décider finalement de s’écraser.
Pour le même prix, tu peux déménager en Corée du Nord. Niveau censure, tu ne sentiras pas la différence.

“Ce jugement doit nous alerter sur la dérive répressive, en matière judiciaire, de formes d’expressions qui, jusqu’à présent, étaient admises : fiction, satire, humour.
Une telle mesure, appliquée à la presse, et de manière générale aux médias, risque de les priver de toute liberté d’expression en les incitant à l’auto censure.”
Dixit à juste titre Merlin.

Patrick Mignard :
– son blog
– son conte (comme quoi les bons contes ne font pas toujours les bons amis)

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