Mon premier SP

Premier SP officiel pour Un K à part

Je viens de recevoir mon premier SP. SP, was ist das? “Le service de presse ou SP, c’est le livre qui est envoyé par les attachés de presse des maisons d’édition aux journalistes, chroniqueurs et rédactions des médias qui seraient susceptibles d’en faire la promotion.” (Définition empruntée à actualitte.com.)
Un livre papier ou numérique, envoyé par un éditeur ou parfois un auteur, pas tout à fait cadeau puisqu’une contrepartie est attendue sous forme de compte rendu de lecture. Sur le papier, sans mauvais jeu de mot, un échange de bons procédés. En pratique, le système fonctionne. Plus ou moins bien.
Les couacs ne manquent pas. Certains éditeurs qui n’ont pas encore compris, malgré la pléthore de blogs et les nombreuses chaînes YouTube, que les médias dits traditionnels ont perdu le monopole de la parole. Ou qui te prennent de haut. Ou qui attendent (exigent ?) un bon papier en échange du bouquin, quand bien même icelui ne vaudrait rien. Certains blogueurs ne sont pas en reste. J’ai vu des bouses encensées au-delà du sens commun, parce copinage, turluttes, pots-de-vin… Sur le Net ou en salon, on entend des histoires édifiantes : “requêtes” de SP qui montent à 50 titres et servent à alimenter un trésor de guerre fourgué plus tard sur eBay…
Bref, y a du bon et du moins bon, comme dit l’adage populaire.

La politique du blog à ce sujet : simpliste. Wait and see, sex & sun. Je n’irai pas toquer à droite à gauche avec ma liste de courses. Je n’ai rien à vendre, moi, aux éditeurs de se bouger.
Une stratégie de la glande qui s’avère payante. Ce blog affiche une jeunesse ridicule, deux mois et demi, autant dire rien. Et pourtant, deux auteurs et un éditeur m’ont contacté. Bravo moi… et bravo eux, parce que se coltiner un énergumène dans mon genre relève parfois du sport. Merci de tenter le pari de ce blog.

lune-ecarlateOr donc, parlons de l’éditeur. L’éditrice, plutôt. Femme-orchestre qui est aussi auteur(e), illustratrice et, pour le coup, attachée de presse : Nathy de la maison Lune Ecarlate Editions.
Je ne connaissais pas Lune Ecarlate, c’est réparé. On y trouve du broché comme du numérique, du roman et de la nouvelle, dans des genres qui couvrent la fantasy, le thriller, le steampunk, la SF, l’épouvante. Et des artbooks, aussi, j’oubliais.
Que dire du contact si ce n’est que j’ai apprécié la démarche. Une interlocutrice cordiale, réactive, ouverte à la critique, respectueuse de ma sacro-sainté liberté de beugler, what else?
Et par-dessus le marché le droit de piocher à mon gré dans le catalogue. Réfrénant les instincts prédateurs hérités de mon prénom germano-barbare, je me suis limité à deux titres sur la dizaine sélectionnée au premier tri. J’en chroniquerai “donc” trois. Deux SP et un troisième acheté de mes deniers. Aucun ne portera de mention spécifique : comme au bonneteau, cherchez la dame de cœur… Motif : une critique de SP, pour moi qui suis un grand parano, y a toujours suspicion de… Avis sincère ? prose élogieuse de vendu ? descente en flammes revancharde ? Va savoir, Charles. Mon système introduit encore plus de flou, au point de rendre la question caduque.
D’ici-là, merci Nathy d’avoir fait le premier pas et merci Lune Ecarlate pour les SP. La suite quand je les aurais lus… Première chronique du trio mystère la semaine prochaine.

Addendum, liste des ouvrages concernés :
Chair à canon, Jean-Michel Calvez
Funestes murmures, Nathy
Noël Ecarlate, collectif

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