Les anges ont la mort aux trousses

Les anges ont la mort aux trousses
(Sophie Jomain & Maxime Gillio)

Tu n’en as peut-être pas rêvé, mais ils l’ont fait : un cross-over entre Felicity Atcock et Orcus Morrigan. Aux manettes de l’hybride, les inénarrables Jomain et Gillio sont dans un bateau.
En attendant le 6e volume de Felicity (en cours d’écriture) et le 2e d’Orcus (que j’espère en cours d’écriture aussi, sinon ça va barder pour son matricule), retour sur ce monstre à quatre mains…

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On m’a proposé une ristourne sur une police à la gomme, j’en ai profité.

On peut lire ici et là que l’action du cross-ovaire se situe entre les tomes 3 et 4 des aventures de Felicity Atcock. Parce que je suis un homme du monde, je n’irai pas jusques à dire que c’est un beau ramassis de conneries, n’empêche on n’a pas dû se taper le même bouquin. Dans le mien, il est précisé en introduction (“Felicity à ses lecteurs”) que le récit se déroule “grosso modo entre la fin du dernier chapitre du tome 3 et l’épilogue”. Fin de citation. Dans le tome 3, donc.

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La preuve en image et en banane.

Un conseil avant de t’aventurer dans Les anges etc. (plus courts, les titres, merci), lis les autres bouquins. Si tu veux te faire une idée, je te renvoie à deux excellentes chroniques – en toute objectivité et avec une infinie modestie – sur Manhattan Carnage d’Orcus Gillio et Les anges mordent aussi de Felicity Jomain (et parce que j’ai un faible pour les donzelles en armure, j’aime bien celle-ci aussi).
Je te le dis en connaissance de cause. J’ai lu Les anges ont la trousse aux morts une première fois fin février de cette année.[1] A l’époque, Manhattan Carnage figurait déjà dans ma bibliothèque, mais Felicity brillait par son absence. Dans la série grosse évidence : on y perd beaucoup (merci La Palice, mon héros).
Miss Atcock et sa grossesse sortent du néant, les références aux autres volumes, événements, personnages de la série posent plus de questions qu’elles n’apportent de réponses. Après, on raccroche sans peine les wagons, c’est pas comme si on prenait Dallas en plein milieu de la saga. Mais voilà, on n’a pas tous les éléments en main pour profiter à fond du cross-over.
Note que ce n’est pas un drame, on s’en remet. Ça m’a poussé à investir dans les Felicity, série que j’ai pris plaisir à découvrir. Même si, comme dit Orcus, “la littérature de gonzesse (…) manque singulièrement de karaté”, celle-ci offre de quoi se gondoler comme un Vénitien.
Bref, lis Orcus, lis Felicity et après attaque-toi à celui-ci, tu ne le regretteras pas.

Que raconte ce cross-over ? Tu auras noté que dans mes chroniques, je n’allusionne que très peu sur l’histoire. Je cherche encore l’intérêt de se lancer dans un résumé de roman, qui au mieux paraphrase la quatrième, au pire te spoile la moitié du bouquin.
Aujourd’hui, à titre exceptionnel, je vais te schtroumpfer Les anges ont la mort aux trousses, juste pour le plaisir d’enquiquiner les auteurs, qui commencent à peser lourd dans mon budget.[2] Par respect pour leur travail, je remplacerai les plus gros spoils par des bip.

Les bips ont la bip aux bips
Rappel des épisodes précédents : Pendant que le seigneur Vador soigne son asthme à Narnia, Batman poursuit ses expériences sur l’Anneau Unique, ramené de Poudlard par Gretchen la Malicieuse.
Orcus rencontre Felicity (ou l’inverse, ça marche aussi). Bip se bipe avec Bip, provoquant l’intervention de Bip, qui bipe Bip (mais sans le coyote). Bip et Bip ne sont pas forcébip sur la même longueur de bip, mais ils décident de biper ensemble et vont chez Bip. Bip (l’autre Bip, je veux dire) ne l’entend pas de cette obip (comme Bilbo) et décide de biper Bip et Bip avec des bips qui lui servent de bips. Entre-temps, Bip lui montre sa bip qu’il a fort grande, bien plus qu’un stylo bip. A la fin, le coubip est le colobip Moudlabip avec le chandebip dans la bibliobip.

Voilà, tu sais tout, à plus !

Ce que j’en ai pensé ? Ah oui ! Quelle bip en l’air je fais…
Je garde une préférence pour le premier volume de chacune des séries (avec Orcus, le choix est réduit… VIVEMENT LA SUITE – subtil message subliminal à l’attention de Herr Gillio).
Mais pourquoi ? me demandes-tu, sourcils dressés en une mimique interrogative peu convaincante.
La fin de Les anges ont la mort aux trousses m’a laissé sur ma faim. “Tout ça pour ça”, un peu comme ces films d’horreur où le protagoniste se réveille à la fin parce que ce n’était qu’un rêve en fait. Ouaip ben bof. Les fins “blablabla en fait” ne m’ont jamais convaincu.
Le reste, en revanche, du caviar !
On retrouve le style et l’humour propres à chaque auteur, mais pas que. En décortiquant le texte, quelques indices dans les tournures et le vocabulaire laissent supposer que le travail à quatre mains s’est mué en un joyeux emmêlage de doigts. Club échangiste de personnages qui voit Gillio se faire Felicity et Jomain se taper Orcus. Hum… Je t’arrête tout de suite : pas la peine de courir chez Voici avec un super scoop de la mort qui tue sur les auteurs qui s’enverraient en l’air, je dis juste qu’ils ont échangé leurs personnages en rédigeant certains passages…
La belle et la bête se sont bien amusés, on le sent à chaque ligne. Fun, décontraction, ping-pong de vannes entre auteurs via les notes de bas de page, un festival ininterrompu de franche déconnade. Mention spéciale à Tokū et la kyrielle de calembours qu’il subit. Et je peux te dire qu’il subit, Tokū. Ça, je suis client… Je reste aussi un indécrottable fan du “tire mon doigt”. Je sais, un rien m’amuse, et plus c’est rien plus ça m’amuse. Je ne vais pas changer à mon âge vénérable…

La mort aux trousses, vision alternative.
La mort aux trousses, vision alternative.

[1] Il est sorti mi-mars, je sais. Mes pouvoirs de maître Jedi me permettent de lire les bouquins avant qu’ils ne sortent en librairie et même avant leur impression. Elle est pas belle la vie ?
[2] Je vais faire comme si je n’avais pas relu la note 12…

2 pensées sur “Les anges ont la mort aux trousses”

  1. Je connaissais la plume de Sophie donc pour moi c’était sans surprise, si j’ai lu à peu près tous ses livres, c’est que j’aime quand je n’aime pas, je ne me donne pas la peine de lire un second livre.

    Mais celui-ci a titillé ma curiosité et j’ai bien envie de découvrir les livres de Maxime pourtant les zombies c’est vraiment pas mon truc.

    1. Les zombies, ça fait un bail que je sature. Pourtant Gillio-Orcus est passé tout seul, parce qu’il est inventif et personnalisé. Ça change des invasions zombies avec l’éternel héros lambda.

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