Lectures pour Halloween

C’est bientôt Halloween, Samain, la Toussaint, la Fête des Morts… Poussons jusqu’à la Saint-Martin et [………………….] (insère ici la fête de ton choix, pourvu qu’elle soit vaguement en rapport avec l’hiver, la mort, les démons, les fantômes, un saint, le solstice, la nouvelle année, des costumes bizarres, la nuit, la lumière ou un légume quelconque).
Bref, le 31 octobre approche et tu te trouves à court d’idées de lecture et de déguisement. Arrête de te creuser le citron, la citrouille, le navet ou la betterave, j’arrive en sauveur avec une pleine musette de trouvailles géniales.

Je n’arborderai pas ici la liste des déguisements “à l’américaine”, très éloignés des fêtes en question. Je cherche le rapport avec les infirmières sexy, pom-pom girls sexy, Lara Croft sexy (pléonasme ?), soubrettes sexy…

halloween
Et quand je dis que “je cherche le rapport”…

Exclu aussi de la liste Un président ne devrait pas dire ça : être cliniquement vivant et politiquement mort ne suffit pas pour un bon déguisement de zombie.
Revenons plutôt sur quelques classiques…

rosemarys-baby
Mia Farrow dans l’excellente adaptation de Roman Polanski.

Rosemary’s Baby
(Ira Levin, 1967)

– Matériel :
Une paire de ciseaux (pour la coupe de cheveux), un couteau XXL (peut remplacer la paire de ciseaux), une chemise de nuit piquée à mère-grand.
– Difficulté :
Implique d’être enceinte (un déguisement qui s’adresse donc plutôt aux femmes) si possible de 4 à 6 mois d’ici le 31 octobre (ce qui me paraît juste si tu t’y prends maintenant) ; un oreiller sous la chemise de nuit ne compte pas.

frankenstein
Boris Karloff, hymne à la joie.

Frankenstein
(Mary Shelley, 1818)

– Matériel :
Deux gros boulons.
– Difficulté :
Nécessite une boîte crânienne cubique. Pour des cicatrices plus vraies que nature, s’adresse à des gens qui viennent de subir de multiples greffes de membres.

sleepy-hollow
D’où l’expression “y voir comme dans un trou du cou”.

Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête
( Washington Irving, 1820)

– Matériel :
Un cheval, une hache, des cours accélérés d’équitation.
– Difficulté :
Survivre sans tête.

conan
Lui non plus, faut pas lui baver sur les rouleaux.

Conan
(Robert E. Howard, 1932)

– Matériel :
Des muscles (beaucoup de muscles), une épée (plus elle est grosse, mieux c’est), une moumoute (pour couvrir tes noix d’un voile pudique), un protège-dents (optionnel).
– Difficulté :
A moins d’une semaine avant le jour J, développer la carrure adéquate requiert une constitution robuste pour survivre à l’ingestion massive de stéroïdes. Pour rappel, on dira ce qu’on voudra du réchauffement climatique, le 31 octobre ne ressemble pas encore à un 31 juillet…
– Astuce :
Le protège-dents peaufine le cosplay par une mâchoire carrée “Arnold approved”. Bon plan aussi pour que personne ne t’entende claquer des ratiches dans la fraîcheur automnale.

golem
“Predator” et “Rambo II” ne sont pas des adaptations du “Golem”.

Le Golem
(Gustav Meyrink, 1915)

– Matériel :
Un QI de bulot, de la boue.
– Difficulté :
Requiert une carrure digne de Stallone ou Schwarzenegger à leur grande époque. Le golem n’étant pas doué de parole, ce déguisement risque de limiter les interactions sociales dans le cadre d’une soirée costumée.
– Astuce :
Après t’être tartiné de boue, appliquer un gaufrier sur ta peau permet de passer du golem à la Chose.

simetierre
Tu aurais préféré une photo de chat mort ? Vraiment ?

Simetierre
(Stephen King, 1982)

– Matériel :
Un chat mort.
– Difficulté :
Tu comptais draguer les vampirettes sexy ? Mec, t’as un cadavre de chat sous le bras.

appel-cthulhu
A droite, version dessinée par Lovecraft.

L’Appel de Cthulhu
(Howard Phillips Lovecraft, 1928)

– Matériel :
Une pieuvre sur la tête.
– Difficulté :
Une pieuvre sur la tête.

Photo pas tirée de l'adaptation par Truffaut.
Photo pas tirée de l’adaptation par Truffaut.

Fahrenheit 451
(Ray Bradbury, 1953)

– Matériel :
Un costume de pompier, un lance-flammes, un bon avocat.
– Difficulté :
Dans un contexte d’état d’urgence et de policiers qui se font cartonner au cocktail Molotov, pas sûr que se promener avec un lance-flammes soit l’idée du siècle.

je-suis-une-legende
Photo non contractuelle.

Je suis une légende
(Richard Matheson, 1954)

– Matériel :
Aucun.
– Difficulté :
Répéter toute la soirée que non, tu n’as pas oublié ton costume… non, même si la fin de ton CDD t’ouvre une voie royale vers le chômage longue durée, tu n’es pas trop pauvre pour en acheter un… non, tu n’es pas le vingt-cinquième pignouf déguisé en serial killer, lui-même camouflé en type normal… Tu es une putain de légende… mais personne ne te croit (ce qui est le principe d’une légende, tu me diras).

(PS : S’il se trouve parmi les lecteurs du blog des gens qui tentent un de ces costumes le 31 et qui n’ont pas peur du ridicule, n’hésitez pas à envoyer vos photos par ici.)

2 réflexions sur « Lectures pour Halloween »

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