Envie de Livres et les gens des Internets

J-12 pour le salon Envie de Livres, EdL pour les intimes. Et les intimes, j’en fais partie depuis mon intronisation au cours d’une cérémonie secrète impliquant des cagoules, des chants en latin et une chèvre (que les défenseurs des animaux se rassurent, la biquette se porte très bien).
Un K à part fait partie des partenaires du salon !
C’est cool. Très cool.

Qu’est-ce qui a bien pu passer par la tête des organisateurs ? On ne sait pas… Toujours est-il que moult complotistes se creusent la soupière pour répondre à cette question, je vous tiendrai au courant de leurs avancées.
Voilà mon modeste petit blog catapulté dans la cour des grands entre deux institutions représentées par mes consœurs d’Onirik (webzine) et du Boudoir Ecarlate (forum).
Je ne vais pas faire de long discours (j’entends rigoler d’ici ceux qui me connaissent et connaissent mon amour de la prétérition) plein de tsointsoin et de tralala. Je me contenterai d’un simple merci. On peut dire beaucoup de choses en cinq lettres.

Ce que je trouve chouette (au-delà des envolées clownesques et égotistes), c’est la représentation d’Internet au sein du salon, que ce soit dans la diversité des formats, des centres d’intérêt ou des acteurs (qui sont surtout des actrices dans le cas de la littérature). Il ne manque qu’un(e) vidéaste, mais on ne va pas chipoter.
Parce que, quand tu regardes de près, on est en 2017 (ça, ça se voit même de loin), il existe une quantité pharaoniques de sites, blogs, forums, chaînes, groupes dédiés à tel ou tel aspect de la littérature, le tout drainant un paquet de lecteurs… et c’est tout. Les gens d’Internet que tu croises en salon viennent à titre personnel 99 fois sur 100. Les organisateurs oublient trop souvent “l’univers étendu”, celui qui déborde les têtes d’affiche éditoriales et auctoriales.
Après, quand tu connais le fonctionnement de la “république des Lettres” – oligarchie plutôt –, rien d’étonnant. La mentalité qui prévaut reste bloquée au XVIIIe siècle. La Littérature est un média noble, Internet un média populaire, faudrait pas mélanger les torchons et les serviettes. Exception faite de l’arrosage quand il s’agit de placer ses produits… Même débat que les médias traditionnels vs les vidéastes de YouTube (les “pas légitimes”, “partis de rien”, “pas du milieu”, “amateurs”).
Quelque part, ça revient à prendre de haut les lecteurs dans leur totalité, puisqu’on est lecteur avant d’être chroniqueur, blogueuse, forumeur, booktubeuse… Farfouille le Net, le phénomène dépasse de loin les “installés” bien visibles : des légions de lecteurs donnent leur avis dans des groupes, sur les bibliothèques participatives, les réseaux sociaux, les sites marchands… La moitié d’Internet blogue à sa façon. C’est fini la verticalité de la littérature maintenant qu’on dispose d’un média horizontal.
Petit à petit, on commence à avoir un droit de cité officiel. Le chemin est encore long, forcément on n’a pas la même audience que nos cousins vidéastes, rendus incontournables par leurs millions d’abonnés. Quand tu vois qu’avec un peuple pareil derrière eux, il leur a fallu du temps avant d’être considérés en tant que tels, pas juste des saltimbanques surfant sur une passade… on n’est pas au bout…
Et pendant ce temps, autant de millions de gens lisent des bouquins…

Pour Envie de Livres, je ne suis pas étonné de la prise en compte du média web avec Orcus Evénements aux commandes. Je me rappelle l’an dernier à Esquelbecq une table ronde à laquelle participait miss Boudoir Ecarlate (note : penser à faire une fiche avec les noms des gens) et avoir croisé aux Halliennales miss Lectures de NiNe (invitée, il me semble, pour une vidéo du salon). Deux salons estampillés Orcus.
Je ne connais pas tous les salons de France, je suppose (j’espère en tout cas) que d’autres en font autant.
Merci EdL pour l’invitation et surtout merci d’avoir compris qu’on vivait au XXIe siècle, l’époque d’Internet et du partage qui va avec.

1 pensée sur “Envie de Livres et les gens des Internets”

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