Critiques express (12)

Petite tournée de bouquins lus pendant les vacances et qui ne m’ont pas emballé plus que ça.

L’Aura Noire
(Ruberto Sanquer)

Bof. La magie développée dans le roman présente des aspects intéressants. A part ça, c’est du jeunesse contemporain comme on (n’) aime (pas). Beaucoup de déjà vu (l’impression de lire Harry Potter à l’école des druides), style scolaire, longueurs bavardes. Un bouquin qui aurait pu. Mais qui n’a pas. Peut plaire à un jeune public qui découvre la fantasy et/ou qui a accroché à la saga de J. K. Rowling.

Fight Girls 1 : Tokyo’s tournament
(Marie-Alix Thomelin)

J’avais quelques attentes vis-à-vis de ce bouquin, moitié parce que le Japon et moi c’est une grande histoire d’amour, moitié parce que les arts martiaux et moi c’est une grande histoire de tartes dans la gueule, moitié parce que je suis un fan de Vandamme et Bloodsport et enfin moitié parce que j’aime bien mettre des moitiés par trois sauf que là il y en a quatre.
La sauce (soja) n’a pas pris. Un peu ma faute, le roman ne s’adresse pas du tout à quelqu’un comme moi. Plutôt aux femmes (là, forcément, je ne peux pas faire grand-chose…), plutôt aux adeptes du free-fight (je pratique le kendō, le iaidō et le kyūdō qui sont hyper codifiés), plutôt aux gens qui ne connaissent pas trop le Japon et en ont une vision d’Epinal (vu le temps que je passe en terre impériale, je ne suis plus un néophyte sur le sujet depuis un bail). Ma chère et tendre a quant à elle apprécié la lecture (nonobstant qu’elle soit japonaise et que certains détails lui aient fait lever les yeux au ciel). Donc un roman qui devrait satisfaire sa niche. Moi, je suis plutôt plein air.

Mon futur en replay
(Louise Revoyre)

Fable, oui, le roman est très léger. Moderne, oui et non. L’auteur mélange une dose de SF via un logiciel de réalité virtuelle prédictive (donc oui) aux thèmes immémoriaux du choix, du destin et du libre-arbitre (donc non). Drôle, non, faut se lever de bonne heure pour trouver quoi que ce soit de marrant.
Pas terrible. Personnages “adultes” qui réagissent avec la maturité de gosse de six ans, situations prévisibles, un final “tout ça pour ça”. Les notions de destin, de prédictibilité, de poids sur les événements, d’omniscience, de grands carrefours de la vie avec leurs choix lourds de conséquences ne sont pas vraiment traitées. Elles planent au-dessus et les personnages planent encore plus haut, donc pour la profondeur on repassera. Mieux vaut en rester à Dune qui traite beaucoup mieux la question par le biais du kwisatz haderach.

Le secret de la dame en rouge
(Béatrice Bottet)

Mélange de jeunesse, fantastique, histoire, policier. Ça peut plaire à un jeune public. Un adulte trouvera le roman cousu de fil blanc et peu palpitant vu que le suspens fait pshit dès le premier quart du roman.
Le contexte historique, l’ambiance et la société de la belle Epoque sont bien rendus dans l’ensemble. A côté de ça, le style laisse mi-figue mi-raisin, coincé entre un effort sur le phrasé pour coller à la période et un vocabulaire pauvre pour le reste. Trop de longueurs, il ne se passe au fond pas grand-chose, on attend que l’histoire décolle au lieu de s’empêtrer dans des saynètes et des flash-back… sauf qu’une fois que les personnages et leur histoire sont bien posés, on est à dix pages de la fin et ça fait un bail qu’on n’attend plus rien.
Bilan : un roman très moyen alors qu’il aurait pu donner un genre de Jack l’Eventreur parisien avec un contexte très immersif pour le lecteur.

Kel, tome 4 : Le Général Taureau
(Andrea Schwartz)

Mélange de Thomas Day (La Voie du Sabre et L’homme qui voulait tuer l’Empereur), Michel Robert (l’Escadron fantôme dans L’Agent des Ombres) et Robin Hobb (L’Assassin Royal). Pas évident à chroniquer vu que je n’ai pas lu les trois tomes précédents. Dans l’absolu, celui-ci entre dans la catégories des romans plein de bruit et de fureur, comme disait l’autre, plein d’aventures… et de longueurs.  En positif, un univers riche entre Chine médiévale et Japon féodal  et côté point négatif, un style pataud que je trouve assez rédhibitoire pour me dispenser de la lecture des tomes 1 à 3.

Pourquoi ?
(Arthur Ténor)

Encore du jeunesse, encore un truc qui ne m’a pas emballé. Un fourre-tout eschatologique, apocalytique, mythologique, et autres machins en -ique… gloubiboulga de références à douze mille œuvres de la pop culture, de terrorisme, de confréries secrètes ésotériques, d’anges, d’objets magiques, d’agents secrets surarmés et surentraînés mais incapables de dégommer des gamins… L’Apocalypse de saint Jean mâtinée de Scoubidou.
Dommage, parce qu’Arthur Ténor est capable de beaucoup mieux, il l’a prouvé avec d’autres bouquins.

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