Carnet de bord Nuit des Livres (2016)

10e Nuit des Livres à Esquelbecq

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Le week-end fut festif.

Oyez, oyez, la geste d’Esquelbecq, Village du Livre qui organise chaque année depuis 2007 un salon baptisé Nuit des Livres. L’édition 2015 m’avait bien plu. Je suis venu, j’ai vu, j’ai revenu.
Le week-end dernier, je me suis donc offert une virée en terre flamande. Mes vertèbres en vrac me hurlaient de ne pas y aller… Pas question de les écouter, ces chieuses. J’ai bien fait. Retour au bercail sans mal au dos ! Un miracle !
En vérité, je vous le dis, dans quelques années on ira à Esquelbecq comme on va à Lourdes.

nuit-des-livres-2016Départ à l’aube, à l’heure où blanchit la campagne qui ce matin avait déclose, dixit je ne sais plus qui. “On” m’avait mis en garde contre la conduite sportive de ma chauffeuse – que nous appellerons Felicity. Du trajet, je retiens surtout une façon bien à elle de suivre les indications de son GPS…
A peine descendus de son char d’assaut, nous prenons un goûter… et une averse sur la poire. Le Nord, quoi… Personne n’a pensé à inviter Esteban, le fils du soleil, et c’est bien dommage. En attendant, coup de stress pour la suite, flotte et bouquins se marient mal, très mal. M’est avis qu’il s’agissait d’une blague des Muses pour faire flipper les organisateurs. On n’aura plus une goutte de la journée.
J’en profite pour glander regarder à quoi ressemble la mise en place d’un salon. Pour vous donner une idée, imaginez la Grande Muraille construite par des clones de Taz. Plus ou moins…
L’heure de la graille sonne et me voilà embarqué dans un cortège où se mêlent auteurs (Gillio, Jomain, Petrosky, Pichon), éditeurs (L’Atelier Mosésu), organisateurs (Orcus Evénements) et un raton laveur. Les biographes de Virginia Valmain seront ravis d’apprendre qu’elle a pris du welsch.

Vision de l’artiste (j'avais oublié mon appareil photo).
Vision de l’artiste (j’avais oublié mon appareil photo).

Le salon en lui-même, très glop. Depuis 3-4 ans que je traîne mes guêtres dans des salons en France et au Japon, cette Nuit des Livres se catapulte direct dans le top faïve. Une tripotée d’invités bien sympathiques… l’occasion de saluer mes auteurs habituels (i.e. Vasseur), d’en rencontrer que je ne connaissais que de nom (Pichon, Falvo et cetera – le dernier n’est pas un écrivain romain, juste une locution latine)… la découverte chez un bouquiniste du Graal – L’abattoir dans la dune – que je cherche depuis des mois… des dédicaces avec mention spéciale aux zizis dessinés par Jomain… Ma carte bleue pleure sa mère, tant pis pour elle.
Entre deux bières, j’assiste à une paire de tables rondes intéressantes. Celle sur la littérature érotique, bien sûr, dont je retiens le jeu de mot involontaire d’une intervenante sur le “marché juteux” qu’elle représente. Et celle sur le polar et le thriller où je regrette que Franck Thilliez, parrain de cette édition, ne prenne pas la voix de Marlon Brando pour répondre aux questions.

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Note pour mon comptable : j’en ai acheté 3 en double pour offrir ; d’un autre côté, le Mercier, c’est cadeau de Mosesu pour ma belle ardoise à son stand et “Les Anges ont la Mort aux Trousses”, cadeau des auteurs pour “services rendus”. Le compte est bon ?

I’ll be back, comme dirait l’autre, Esquelbecq mérite autant le déplacement que Sarah Connor.

(PS : Merci, Ludo. 😉 )

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